J’ai grandis dans une société où les filles sont considérées comme des objets sexuels et doivent se taire quand on décide de leur sort. D’ailleurs elles appartiennent à leur famille et c’est cette dernière qui décide à leur place. Pour ma société, La fille est faite pour les travaux de ménage et pour le foyer. Dans ma société, on n’applaudit que quand un enfant mal apparaît. Le système de ma société trouve qu’il est préférable d’envoyer un garçon à l’école et de laisser la fille à la maison.
J’ai vu des amies qui ont étés violées, des filles victimes de mariages forcés et de violences physique ; j’ai vu des camarades qui ont été donné en mariage forcé et précoce. Aujourd’hui encore, beaucoup de filles se sentent réduites à un objet sexuel. Nous posons nos pas dans un espace qui n’est sécurisé pour nous, une société qui nous met au second rang et qui pense qu’aucune égalité ne doit être réservé aux filles.
Une société qui à transformer nos alliés en des prédateurs.
Une société remplir de pervers et de personnes qui pense que la femme est leur propriété.
Une société qui permet de vous appeler une reine, après avoir abuser de vous .
Ne sommes-nous pas aussi des Hommes ?
Il m’arrive parfois d’avoir des nuits blanches, tourmentées et remplir de peur. Des nuits où plusieurs questions te traversent l’esprit.Et même quand il fait jour, j’ai peur de sortir de ma chambre ou d’adresser la parole à qui que ce soit. Oui, j’ai une peur de trouille à chaque fois que ces phrases sexistes retentissent en moi.J’ai à chaque fois peur quand je pense aux autres filles au bout du monde qui ont aussi peur comme moi ou d’ailleurs plus que moi.Mon corps est tellement chosifié qu’à des moments tu te demandes si c’est une erreur de naître femme.
Nous posons nos pas dans un espace qui n’est sécurisé pour nous.
Pourquoi devrait-on me taper sur les fesses quand je passe dans la rue ?
Pourquoi devrais-je avoir peur de marcher seule dans la rue, la nuit ?
Pourquoi devrais-je me réveiller chaque matin avec cette peur d’être donné en mariage forcé ?
Pourquoi devrais-je me taire quand on décider de mon sort ?
Pourquoi je ne peux pas m’abonner sur une plateforme sans être harceler ?
Pourquoi mon instituteur devrait me voir comme une proie ?
Pourquoi je ne peux pas me rendre dans un centre pour jeune sans être indexer ?
Tellement de questions que nous nous posons. Et on nous dira que nous avons des droits.Oui, nous avons des droits mais qui ne sont respecté que par une minorité de personnes.
Beaucoup de voix se lèvent pour plaider en notre faveur mais les règlements à l’amiable réduisent nos efforts et encouragent nos bourreaux. Mais cela n’arrêtera pas la lutte.
Il est maintenant temps d’agir.Il est temps de briser le silence et de porter encore plus haut notre voix.Nous ne nous tairons plus.
« Partout, les filles sont dévalorisées, discréditées et sous-estimées. Emprisonnées par des règles dépassées, qui nient leur potentiel, les privent de leur pouvoir et les soumet à la violence et aux abus.
Nous refusons désormais d’être niées et réduites au silence. C’est terminé. Nous disons halte à l’inégalité et à l’injustice dont nous avons hérité.
Nous voyons se profiler un monde nouveau dont nous définissons les nouvelles règles.
Un monde où nous choisissons notre vie. Où nous voyageons et nous déplaçons librement sans crainte d’agression. Où nous sommes présentes sur un pied d’égalité avec les hommes dans le jeu, la compétition et le travail.
Un monde où nous investissons les allées du pouvoir. Où nous sommes vues et entendues dans les parlements et le
Un monde où nous investissons les allées du pouvoir. Où nous sommes vues et entendues dans les parlements et les lieux de débat politique. Dans les conseils d’administration, les mairies et les isoloirs. Dans les entreprises et les sphères décisionnelles. Dans l’art, la science et les lieux de culte. Dans nos salles de classe, nos communautés et nos foyers.
Un monde où vous nous voyez et entendez ce que nous avons à dire. Où nous sommes considérées comme des égales et où nos vies sont racontées avec authenticité et respect.
Un monde où nous sommes leaders à l’égal des hommes, où nous vivons et aimons sans aucune crainte ni discrimination.
Jour après jour, nous luttons contre l’inégalité et nous
Jour après jour, nous luttons contre l’inégalité et nous forgeons ce monde nouveau. Avec chacun de nos pas et chacun de nos mots. Chaque fois que nous parlons, écrivons, peignons, participons, sommes solidaires les unes des autres. Il devient impossible d’ignorer notre pouvoir et notre potentiel. Lorsque nous joignons nos forces et donnons envie de nous rejoindre à de nouveaux alliés, lorsque les garçons et les hommes avec qui nous partageons nos vies se dressent à nos côtés, lorsque la société fait écho à notre appel, rien ne peut nous arrêter et nous pouvons alors affirmer que nous sommes tous égaux.
Tel est notre mouvement, et le moment est venu pour nous toutes.
… Serez-vous à nos côtés ?
Rejoignez nous » (cris de ralliement de la campagne #GirlGetEqual )
c’est parti pour cinq semaine d’écriture accélérée pour l’égalité des filles . C’est ma façon de porter ma voix pour l’égalité de chaque fille et vous?
De mon enfance à mon adolescence ou d’ailleurs même jusqu’à ce jour, mes parents n’ont jamais pu aborder une question sur la sexualité avec moi. La seule phrase que J’ai toujours entendu ma mère prononcer est : « vous savez que vous avez un défi à relever, si vous ne vous maîtrisez pas et tombez enceinte, cela ne regarderait que vous ». Sans pouvoir nous dire comment éviter cette fameuse grossesse et le comportement à adopter. Je me jetais en sanglots en demandant la faute qu’on avait commise. Pour suivre la télévision chez la voisine, tu devais promettre de baisser la tête quand elle donne l’ordre sans connaitre la raison.Au début, pour moi, ces sujets ne concernaient que les personnes âgées puisque personne n’en parlait avec nous. Les enfants devaient juste étudier et revenir avec le premier rang. Mais en classe de 6ème une situation m’a surprise.
J’avais 10ans et en ce moment je n’avais qu’une copine de classe qui d’ailleurs vivait aussi non loin de chez moi. Pendant les journées culturelles, elle m’invita à l’accompagner dans une salle de classe où les élèves de la 5ème festoyaient. Une fois dans cette salle, elle me présenta son petit copain. J’étais surprise qu’on pouvait avoir aussi un petit ami à notre âge. À la fin de la fête, l’un, des garçons se rapprocha de moi pour me faire ses avances. N’ayant aucune idée de ce que c’était et ne sachant pas quoi répondre, mon recourt fut ma copine. Elle me répondit en ces mot :« dis seulement oui, il ne te dit rien de grave et avec le temps tu vas comprendre ». Et dans l’ignorance j’ai aussi répondu OUI. C’est ainsi que j’ai dit ‘’OUI’’ pour la première fois.
A la reprise des cours, monsieur voulait passer à l’acte sexuelle et la date et l’heure était déjà fixés. Ma copine me rassura et me dit de m’y rendre sous prétexte que c’est parce qu’il m’aime. Heureusement ou malheureusement en m’y rendant je devais d’abord travailler avec mon groupe d’étude. Une fois en ce lieu j’ai exposé les faits et c’est la une camarade me dit de retourner chez moi. Après ces explications, j’ai compris ce qui m’attendais et je suis retourné chez moi. Ce fut ma première sensibilisation ou séance éducative en santé sexuelle. Une fois à la maison je voulais en parler mais je ne savais pas comment, A chaque fois que je voulais aborder le sujet, j’avais peur de la réaction de maman.
Nombreuse sont ces filles qui découvre des choses sur leur vie sexuelle ou reçoivent l’information sur la santé sexuelle et reproductive de cette façon et elles ne finissent toujours pas bien comme moi. Certaines finissent avec des grossesses précoces et non désirées et d’autres avec des infections sexuellement transmissibles. Si cette camarade n’était pas là ce jour, j’allais certainement passer à l’acte et qui sait si aujourd’hui je n’aurai pas les conséquences.
Aujourd’hui encore, beaucoup de parents ont de difficultés à aborder les questions de la santé sexuelle et reproductive avec leurs enfants, d’autres n’en parle pas et ne veulent même pas voir leurs enfants roder autour des centres socio-éducatifs pour adolescents et jeunes, de peur qu’on échange avec eux sur la santé sexuelle et reproductive.
D’un côté, je comprends le fait qu’il soit un peu difficile pour un parent d’aborder ce sujet avec ses enfants d’autant plus que c’était comme ça en leurs temps. Normal, parce qu’on ne peut donner ce qu’on n’a pas reçu. Mais de l’autre côté je crois qu’il est préférable de faire l’effort d’avoir un environnement communicationnel et de confiance avec ses enfants afin d’aborder souvent ces sujets avec eux et de leurs permettre de vous poser leurs problèmes.
Savez-vous pourquoi c’est si important ?
Les enfants aiment les découvertes surtout celles qui concernent leur vie et ne se nourrissent que de ça. Lorsqu’un parent ne prend pas le risque d’aider son enfant à faire ces découvertes, qu’il s’attends à ce que son enfant se nourrir de ce que la rue lui sert. Nous avons la chance aujourd’hui d’avoir dans nos villes et quelques villages les Centres Socio-éducatifs pour Adolescents et Jeunes, profitons-en pour donner à nos enfants les vraies informations sur leurs santés sexuelles, dialoguons avec eux afin de les protéger contre certains fléaux.
Tous les enfants n’ont pas la chance de s’en sortir comme moi.
Il n’y a pas un métier qui doit être dit d’homme et il est important de croire en chaque fille et au-delà de l’éducation montrer à nos filles des modèles positifs féminin.
Aujourd’hui nous allons à la découverte d’une étoile béninoise, Alexandrine Clarita GNINOU.
Née le 22 Avril 2000 à Dogbo, une commune du BÉNIN, alexandrine Clarita GNINOU, est la Cadette d’une famille polygame de huit Enfants. Aujourd’hui championne Nationale du Bénin en gymnastique, elle nous raconte son histoire : « je me suis donné à la gymnastique à l’âge de 12 ans et j’ai fait ce choix parce que non seulement elle est une passion mais aussi parce qu’elle vous permet de contrôler tout votre corps sur le plan physique, psychologique et morphologique (avoir une forme de rêve).
Au départ, je me cachais pour entrainement de peur d’être puni par les parents parce que pour eux, la gymnastique est risquée. En ce moment, j’étais pratiquement seule dans mon département ce qui à affecter ma première participation pour que je me retrouve à une seule médaille en Or. Mais je n’ai point abandonner, j’ai redoubler d’effort jusqu’à ce que la Fédération Béninoise de Gymnastique (FeBeGym) me repère et m’accueille pour m’offrir un environnement favorable à mes entraînements. En ce jour, j’ai plus de vingt (20) médailles dont neuf (9) en Or, je me suis donné UN NOM, UNE PLACE DANS LA SOCIÉTÉ , JE PORTE LA MARQUE DU BÉNIN et je ne compte pas m’arrêter là. Ce n’est vraiment pas facile de concilier les études et la gymnastique ou de trouver l’équilibre entre les deux (la gymnastique à tendance à prendre le dessus) mais je tiens le coup. Parfois, j’ai l’impression que tout s’écoule mais je souris et continue de travailler puis que je sais qu’en toute chose il existe des difficultés qui nous rendent par la suite fort et expérimenté. Ma source de motivation se retrouve en mes parents, mes amis et mon pays. Je veux vraiment continuer par me battre comme une guerrière pour que demain ceux-ci soient fier de moi et que des filles trouvent en moi leur modèle. Pour l’avenir, je compte travailler dur pour décrocher la médaille d’or au niveau mondial et finis en coaching tout en ayant mon boulot bien sûr.
À toutes ces camarades filles qui rêvent de devenir une star en sport ou autre domaine, je vous souhaite beaucoup de courage et de persévérance. Le chemin est long et parchemin d’embuche mais Quand on veut, on peut et la fin est prometteuse mais pour ça vous devez travailler très dur. Ne vous laissez surtout intimider par qui que ce soit et ne permettez à personne de vous fait croire que vous êtes inferieures ou incapable.
Je crois en chaque fille, je sais que nous pouvons réaliser de grande chose. Oui nous pouvons. »
Que retenir de ses mots ? il est important de se battre pour sa passion, ses rêves ; de travailler dur pour atteindre nos objectifs. Il est capital d’accompagner chaque fille qui s’engage pour réaliser ses rêves et de lui porter un coup de main pour l’atteinte de ses objectifs. Enfin chaque fille doit croire en elle et par-dessus de tout, reconnaissons que chaque fille est une promesse d’avenir.
Nombreux sont ceux qui continuent jusqu’à présent de ne pas croire en la potentialité des filles , d’autres trouvent toujours que les filles ne sont pas en mesure de changer le monde, de faire les métiers dits d’homme et d’être des modèles qui inspirent. Et quand vous demandez aux filles de donner les modèles de femmes de leur pays ou du monde qui les inspirent, elles ne citent que les mêmes personnes et à peine ces dernières atteignent une dizaine alors qu’il existe une multitude de femmes /filles modèles, inspirante et actrices de développement. Pourquoi l’on ne croit toujours donc pas en les filles et femmes ? pourquoi certaines filles n’ont donc pas de modèle (surtout dans leur domaine) ? pourquoi ils existent encore des métiers dits d’hommes alors qu’il existe déjà des femmes qui les exerce ? La réponse est bien claire, personne ne parle de ces femmes, ni les médias ni les proches. On n’affiche pas les exemples de modèles positifs de femmes qui existent. Je crois qu’il y a un défi à relever. Chacun doit porter sa pierre a l’édifice afin de promouvoir les potentiels féminins et de laisser aux des modèles féminins. Il est de temps de raconter de nouvelles histoires concernant les femmes à nos filles, il est temps de porter les modèles de filles sur nos écrans et de les donner en exemple à chaque fois que le besoin de donner des exemples de modèle se fait sentir.
Je relève le défi de mon côté. Et comment ? j’irai à la recherche des femmes modèles et inspirantes sur lesquelles j’écrirai des articles.
Au cours d’une de mes séances de causerie sur les violences basées sur le genre, j’ai coulé des larmes en écoutant une jeune dame de 26 ans raconté son histoire :
« A l’époque, j’avais 15ans et j’étais en classe de 3ème. Mon plus grand rêve était de devenir un magistrat, ce qui me motivait à plus travailler et à être la première de ma classe. Ce soir-là, je revenais des cours quand, à ma grande surprise je vis ma valise au dehors, au milieu de trois hommes parmi lesquelles se trouvait mon père. Après les salutations, mon père m’invita à m’asseoir et me dit : ‘’ma fille, le moment que j’ai tant attendu est arrivé, le jour où tu dois rejoindre ton mari, Codjo, mon ami dont tu es une promesse pour m’avoir sauvé quand j’étais encore jeune’’. Mes larmes, mes cris et le rappel de mes projets, rêves et ambitions n’ont pas pu changer cette décision. J’ai été prise de force et mis au milieu des deux hommes sur la moto et conduit chez mon actuel mari pour être sa cinquième femme. C’est ainsi que j’ai été donner en mariage. Depuis ce jour ma vie est remplie de haine, de souffrances, de violences, de douleurs, et de pleures. Aujourd’hui j’ai 26ans et mère de cinq enfants. Mon rêve a été mis à l’eau, tous mes projets sont aujourd’hui impossible. Je voulais être magistrat mais aujourd’hui je suis une aide-ménagère. »
Et si elle avait la chance de continuer ses études ?
Les mariages forcés et précoces ne sont pas des pratiques propres à des régions du monde. Elles sont nombreuses et un peu partout dans le monde, ces filles qui sont données en mariage forcé et précoce laissant derrière elles, leurs rêves, passions et ambitions. Selon Plan International, « chaque année, plus de 12 millions de filles sont mariées de force avant l’âge de 18ans. Les mariages forcées et précoces maintiennent les filles dans les conditions de pauvreté et d’impuissance, de génération en génération. » Alors qu’elles sont pleines de passions, d’ambition, de capacité à accomplir de grande chose et à participer au développement de nos pays. Pourtant le drame du mariage forcé et précoce fait rarement les gros titres des journaux.
Certains parents donnent leurs filles en mariage à cause d’une promesse ou d’un bien. D’autres à cause de la pauvreté (dans une famille pauvre, une fille est considérée comme un fardeau et son mariage permet de s’en libérer) des pratiques traditionnelles, des situations d’urgences (conflit, catastrophe naturelles, crises humanitaires) qui par la pression économique oblige certains foyers à donner leurs filles en mariage mais aussi la non application de la loi (beaucoup de parents ignorent et/ enfreignent les lois qui interdisent le mariage forcé et précoce). Certaines unions sont parfois promise depuis la naissance de l’enfant oubliant que les filles ne sont pas des objets ni des animaux mais plutôt des promesses d’avenir. Une adolescente peut-elle éduquer un enfant ? Il urge donc que chaque parent se réveille de son sommeil. La lutte contre le mariage forcé et précoce des filles doit désormais être l’affaire tous.
Chers gouvernements
La convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant fixe à 18ans la limite de l’enfance et l’article 24-3 oblige les États à prendre toutes les mesures efficaces et appropriées en vue d’abolir les pratiques traditionnelles préjudiciables à la santé de l’enfant.
Nos filles continuent de souffrir, leur droit à l’éducation, de vivre à l’abri de tout danger, de décider de se marier ou non et d’avoir des enfants sont violé. Nos futures leaders sont retirer des écoles et données en mariage forcé et précoce. Pourtant l’éducation des filles est le meilleur instrument de lutte contre la pauvreté. Nous ne voulons plus des décisions, des promesses et des lois protectrices sur les papiers mais au contraire des actes qui nous rassurent d’un environnement sécurisé. Les activités et journées dédiés à la lutte contre les mariages forcés et précoces sont exécutés dans les zones urbaines, au moment où les filles rurales continues d’être donner à chaque seconde en mariage comme des échanges de pacotille.
« Chaque mariage d’enfant évité est précieux, car il signifie qu’une fille de plus a une chance de réaliser son potentiel » (Anju Malhotra). Cependant nous devons tous redoubler d’efforts si nous voulons tenir notre engagement mondial d’éliminer le mariage des enfants d’ici 2030 et éviter ainsi que cette pratique dévastatrice prive des millions de filles de leur enfance ».
Pensez à nous filles d’aujourd’hui, à vos filles, à vos sœurs et aux filles de demain et agissez !!
Vierge, sois fière de ta virginité, sois heureuse d’être vierge. Assume la valeur de candeur que tu incarnes. Réjouis-toi de ta virginité, car elle te rend heureuse, joyeuse, libre et plus jeune.
Sache que ta virginité est le plus grand symbole de ta dignité. C’est vrai, ce n’est pas facile d’opter pour ce choix de décider de se mettre envers et contre tous les stéréotypes de la société et des sarcasmes de ses amis, mais c’est une vertu qu’il vaut mieux défendre. Je n’en veux pour preuve que toi.
Ton choix de vie te protège contre les maladies et infections sexuellement transmissibles, sans compter les grossesses non désirées. Grâce à cette valeur virginale que tu incarnes, tu fais la fierté de tes parents, c’est un bon choix de s’abstenir.
Jeune fille, jeune adolescente, toi qui marches sur le chemin de l’abstinence avec conviction, tu peux être fière de ton choix.
Oublie les on-dit, les calomnies et les injures. Ils te traiteront de la fille des siècles anciens, du village le plus reculé, celle qui vit encore dans l’obscurité, ne tombe surtout pas dans leurs pièges. D’autres te traiteront de menteuse, d’hypocrite, mais sache que ta virginité t’honorera auprès de ton mari, qui, lui, a toute foi et toute confiance en toi. Et c’est d’ailleurs ce qui lui donne le privilège d’être l’heureux élu de ta nuit de noces.
Ne te laisse jamais dominer par les désirs de la chair et ceux d’un homme. Sache plutôt que l’homme qui veut à tout prix déshonorer ton temple sacré n’est qu’un ignorant qui veut abuser de toi. Ne tombe pas dans ses bras et ne permets surtout pas que tes sentiments s’opposent à ta raison. Évite les contacts, vecteurs des sentiments qui conduisent aux intimités.
Sache plutôt que le vrai homme c’est celui qui te comprend, reconnaît ta dignité et accepte t’attendre. Sois une fille sans-cœur sur ce plan, car c’est ta dignité qui est en jeu. Ta virginité montre que tu es la fille recherchée, la vraie fille.
Ensemble, reconnaissons qu’il est difficile, mais pas impossible de garder sa virginité. Prouvons qu’il existe et existera toujours des filles vierges. La preuve c’est toi, c’est moi, c’est nous les vierges.
Lors de mes dernières vacances dans une zone rurale du pays, j’ai été traumatisée, meurtrie par la mort d’une dame. Elle avait 32 ans, vivait avec un mari qui était au chômage et devait nourrir leurs sept (7) enfants. Certains de ses enfants passaient toutes leurs journées à la maison faute de moyens pour leur instruction.
Tombée encore enceinte, ni son mari, ni elle ne voulaient de la grossesse. L’avortement s’est donc présenté comme la meilleure solution pour faire face à cet embryon qui commençait à croître. Le mécanicien par ses moyens a fait saigner la dame sans pouvoir réussir l’avortement. La prochaine destination fut leur maison parce que prise de honte d’être mal vu par la société en se rendant dans un centre de santé pour un avortement de sauvetage. Elle mourut, laissant derrière elle sept petits-enfants avec un mari au chômage.
Quel sort est réservé désormais à ces enfants ?
L’avenir de ces enfants n’est-il pas hypothéqué ?
Cette mort n’est-elle pas liée à un manque d’information ?
Cette dame ne serait-elle pas en vie maintenant si elle avait un accès gratuit à la contraception ?
Je crois que oui. Plusieurs sont ces dames, ces filles, ces femmes, et mères qui sont porteuses de grossesses non désirées, font des avortements clandestins, font face à la mort parce qu’elles n’ont pas pu adopter une méthode contraceptive. Il urge donc que l’on porte un regard plus réflexif à ce sujet.
1- Les organisations non gouvernementales et les associations
L’information sur les méthodes contraceptives n’est pas connue de tous. Les efforts des organisations et de ces structures sont connus et sont à encourager, mais tant qu’il reste à faire, rien n’est fait. Il faut amplifier les sensibilisations et les communications afin que dans chaque zone, la population soit au parfum de l’information. Former plus de pairs éducateurs pour faciliter l’accès à l’information même dans les milieux les plus reculés.
2- Les hommes
Les hommes sont parfois très retissant à l’idée selon laquelle les femmes doivent adopter une méthode contraceptive. Ce n’est plus le moment d’interdire aux dames d’adopter les méthodes contraceptives. Il serait préférable de laisser ces dames adopter une méthode contraceptive que de les voir mourir après un avortement. Les méthodes contraceptives permettent d’avoir le nombre d’enfant voulu et au moment voulu. Ce qui permet de réduire les dépenses dans le couple. A cela s’ajoute-le manque de moyens financiers pour subventionner l’adoption de ces méthodes.
3- la société
La société a souvent une mauvaise image de ces dames et filles qui optent pour une méthode contraceptive. Ces femmes sont stigmatisées, vues comme des filles faciles, de prostituées. D’autres pensent même qu’adopter une méthode contraceptive c’est faire un avortement. Ce comportement amène les femmes et filles a ne pas adopter une méthode contraceptive par peur d’être indexer. Nous ne devons plus continuer à réfléchir de la sorte ! Adopter une méthode contraceptive n’est en aucun cas une erreur . Mettre fin a ces préjugés, c’est sauver nos femmes/ filles.
3- Le gouvernementbéninois
Beaucoup de femmes n’adoptent pas les méthodes contraceptives, pas parce qu’elles ne désirent pas le faire, mais par ce qu’elles n’ont ni la bonne information sur les méthodes contraceptives ni les moyens pour en adopter. D’autres n’adoptent pas de méthodes fautes de manque de centre de santé ou clinique qualifier à proximité. Si ces dames avaient un accès gratuit et à proximité aux méthodes contraceptives, le taux des grossesses non désirées, les avortements clandestins, les infanticides et les décès post avortement vont diminuer. Il urge donc que le gouvernement pense à ces dames qui continuent de perdre leur vie, en rendant gratuit toutes les méthodes contraceptives, mettre en place dans chaque zone des centre de santé /clinique qualifiés et en formant plus de pairs éducateur et des relais communautaires pour faciliter l’accès à une bonne information.
Rendre gratuit toutes les méthodes contraceptives au Bénin, c’est sauver des milliers de vie !!
Voici un exemple d’article, publié initialement dans le cadre de la Blogging University. Inscrivez-vous à l’un de nos dix programmes et lancez votre blog.
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Pourquoi créez-vous un blog public au lieu de tenir un journal personnel ?
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Répondre à ces questions ne vous enferme pas définitivement dans une voie. Ce qui est magnifique avec les blogs, c’est qu’ils sont en constante évolution au fur et à mesure de vos apprentissages, de votre développement et des interactions avec autrui. Il est toutefois opportun de savoir où et pourquoi vous vous lancez. L’articulation de vos objectifs peut simplement contribuer à apporter de nouvelles idées d’articles.
Vous ne savez pas trop comment commencer ? Écrivez simplement la première chose qui vous passe par la tête. Anne Lamott, auteur d’un excellent livre sur le processus d’écriture, affirme qu’il est nécessaire de s’autoriser un « premier jet bordélique ». C’est un enseignement essentiel : commencez par écrire, vous vous occuperez de retoucher votre texte plus tard.
Une fois que vous êtes prêt à publier, attribuez à votre article trois à cinq étiquettes qui décrivent son sujet : littérature, photographie, fiction, parentalité, alimentation, voitures, films, sports, etc. Ces étiquettes aideront les internautes intéressés par ces sujets à vous trouver dans le Lecteur. Veillez à ce que l’une de ces étiquettes soit « zerotohero », afin que les nouveaux blogueurs puissent vous trouver également.