Mis en avant

STOP

Jusqu’à quand, continueras-tu de la maltraiter

Pour combien de temps, dois tu lui arracher sa fierté

Tu as ruiné la vie de cette innocente

Tu l’as donner en mariage en échange de tes dettes

Tu l’as vu s’écouler sous l’effet de la douleur

Mais ta méchanceté t’a fait gardé ta fureur

Pourquoi elle? cœur maternel,

Ne mérite t-elle pas une place exceptionnelle?

N’a t-elle pas droit à l’amour, la protection, la piété et la liberté?

Oh monde! ta conjointe souffre , le fruit de tes entrailles est dans le gouffre

Ta mère, celle dont tu provient pleure, tes sœurs dans tous les coins ont peur

Par toi le monde féminin a le cœur attristé, car il est blessé, percé et laissé

Elles soufflent, ces jeunes dames que tu harcèle

Elle vivent l’enfer , celles qui sont victimes de ta perversité

elles sont marginalisées de tout: amour, joie, paix et considération

Ouvre maintenant les yeux et change, il est temps d »agir

Soit désormais sécurisé pour nos sœurs et nos mères

Lève toi et luttes à ses cotés, porte sa voix et dit STOP

Programme de stage Young At Heart, L’ABPF plus que jamais centrer sur les jeunes

L’Association Béninoise pour la Promotion de la Famille offre une opportunité de stage aux jeunes du MAJ aux travers du programme Young At Heart

Young At Heart
Young At Heart

Connaissez-vous le programme Young At Heart ?

Inspiré du programme régional de stage de l’IPPFRA conduit au Bénin par Kifayath TOKO CHABI, jeune du MAJ Bénin et qui a eu pour objectif de faire passer les jeunes du statut cible à celui de partenaire, le programme Young At Heart vise à contribuer à un processus de transformation en travaillant avec les jeunes eux-mêmes. Il a pour but de mettre les jeunes à tous les niveaux de l’organisation afin de promouvoir l’innovation et capacités les jeunes à contribuer au processus de transformation de l’ABPF qui se veut plus centrer sur les jeunes.  Cela implique : – la remise en question des approches de programmation qui privilégient les programmes et projets qui autonomisent les jeunes afin de leur permettre d’influencer toutes les décisions qui les touchent et les affectent. – Les adultes sont disposés à adopter une approche non interventionniste et créer un espace où les jeunes sentent qu’on leur fait confiance, où ils sont libres d’agir et recueillir des conseils et avis à chaque fois qu’ils en ont besoin. – Mettre en œuvre une approche plus systématique dans les programmes de l’Association qui lie les stratégies, les services et promotion et en même temps place les jeunes au centre pour leur permettre de participer de manière constructive au processus à tous les niveaux de la gouvernance organisationnelle, la prise des décisions, la planification, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation des projets et programmes. Combien de jeunes pour cette 1ère édition ?Pour la première édition, 45 jeunes du mouvement d’action de Jeunes ont été recruter pour une période de stage et réparti dans toutes les coordinations de l’ABPF et au siège national de l’ABPF. Ces jeunes passent donc du statut de pair éducateur à celui de jeune Coach pour certains et des sigistes juniors pour d’autres selon la spécialité.

Tee-shirt Programme YAH
Tee-shirt Programme YAH

Un homme, une mission des moyens n’est-ce pas ?Pour permettre donc à ces jeunes de réussir leur stage dans le compte de cette première édition, les jeunes stagiaires recrutent au programme Young At Heart de l’ABPF a eu droit du 18 au 20 juin 2020 a participé à un atelier d’orientation à Bohicon afin de mieux s’imprégner de leur cahier des charges afin de travailler à l’atteinte des objectifs du programme. Ces jeunes seront-ils à la hauteur des attentes ? Rendez-vous dans quelques mois pour l’évaluation.

Stagiaires Young At Heart

l’implication des filles dans les instances de prise de décision, une affaire de Tous

bonjour

 Un jour, pendant une séance de sensibilisation dans une école j’ai trouvé une fille très intelligente et attentive qui m’a beaucoup impressionné. Mais à la fin de la séance j’ai été surprise par la réponse de cette fille quand j’ai demandé à chaque élève leurs rêves et qui ils pensent devenir quand ils seront adulte.

  • Tata, je ne sais exactement pas encore celle que je serai quand je serai adulte.
  • Tu n’as jamais pensé à ça ?
  • Oui, je voulais être une avocate et après tout être une politique, mon rêve était d’être un jour l’une des grands décideurs de mon pays. Mais le soir où j’ai dévoiler ceci à la famille, La réaction de tous fut « humm, d’où sort tu ça ? j’espère que tu ne me parle pas de la politique ; ces domaines sont faits pour les hommes. Tu ne trouveras pas de mari si tu te lance dans cette aventure, ; d’ailleurs, tu feras une bonne secrétaire … ». Et depuis ce jour, je ne sais plus quoi choisir, et de quoi rêver.

Seuls les hommes doivent continuer par diriger et prendre les grandes décisions y compris celles concernant les filles et femmes ?

Je ne crois pas. Je crois plutôt que nous devons encourager nos filles, femmes, mères et sœur à rêver grand et à faire ces métiers dit d’hommes. D’ailleurs il n’y a aucun métier ni domaines réservé à un type de sexe donné.  C’est la société qui a attribué les métiers selon ce qu’elle pense mais n’oublions pas que nous formons la société. Nous pouvons donc si nous décidons de changer les choses, les rendre possible.

Nous formons tous la société et devons tous travailler de la même façon, filles comme garçon pour la développer. Aujourd’hui, nous irons à la découverte d’une femme inspirante du Bénin, seule conseillère dans le conseil communal de DOGBO.

Voulez-vous la connaitre ?

 Mariée et mère de deux enfants, Annie Paulette KEMBO est Restauratrice de formation et de profession, présidente de l’association FAME (Femme Autonome, Mère Épanouie) et conseillère communale dans la communee

elle nous donne son avis sur l’implication des filles dans les instance de prise de décision en nous racontant l’histoire de sa carrière politique :

« Mon parcours politique à commencer en 2015, quand des jeunes de ma commune ont vu en moi un potentiel à travers mes actions dans la commune et m’ont proposé d’être leurs représentant au niveau du conseil communal. Chose que je n’ai pas accepté au début mais que mon époux a approuvé et m’a encouragé à accepter.

Ma condition au début était l’approbation de mon Mari, qui n’a mener aucun effort à donner son accord et qui m’a encouragé à entrer en politique.  Mais, êtreune femme et souvent seule dans le conseil communal, sonne un peu mal parfois et les gens ne le voit pas comme un effort de la personne et croient qu’en tant que femme vous ne méritez pas ce poste. Mais avec le conseil communal sortant, ce n’était pas mal. Je reconnais le soutient du Maire sortant, qui n’a jamais manqué de m’encourager et de me soutenir. Mais, toutefois, ça n’a jamais été facile.

Être focus, sur mon objectif qui est de porter la voix des femmes et des jeunes et de participer à la prise des décisions les concernant m’amène à employer le plus souvent mon côté femme mais aussi mon côté autoritaire quand il s’agit de prendre des décisions. Le coté femme qui vient avec douceur et l’autre coté qui me permet de ne point abandonné, de montrer la pertinence de mes idées et de ne point laisser passer là-dessus.

 Je crois que si nous devons changer les choses et assurer un avenir meilleur à nos enfants (filles comme garçons), ça doit avant tout commencer par l’implication de tous sans distinction de sexe à la chose.

Pour certains une fille qui se veut d’être une bonne femme au foyer ne doit pas faire carrière en politique car elle ne peut concilier politique et responsabilité familial. Mais Je pense que si j’arrive à concilier tout,c’est d’abord grâce à mon mari qui ne cesse de me soutenir. Ma famille qui m’accompagne et qui veille sur les enfants quand il s’agit des voyages. Chaque fois que je peux, je ne manque en aucun cas d’assumer mes responsabilités envers ma famille et mon cher époux. Mes enfants ne manquent donc pas d’éducations. Mon coach N°1, mon mari a toujours été là pour moi. Dans la majeure partie, l’appui financier que j’ai pour les activités de mon association et pour les actions dans la commune vient de lui. Il est arrivé même des fois qu’il voyage avec moi pour me porter son soutien.  Il n’y a aucune décision qui a été prise sans ma présence. Les grandes décisions sont souvent prises tard dans la nuit dit-on, mais pas sans moi ; et tout ceci grâce à mon époux. Je crois que c’est ce que devrais faire chaque mari, chaque parents et chaque frère.

 Soutenir, encourager et porter haut nos filles, femmes, mères et sœurs fait partir des piliers du changement que nous souhaitons pour ce monde.  Nos filles ont des potentiels et ont besoins de les développer.  Les filles, les femmes font mieux ce que l’homme fait que l’homme. Il n’y a pas d’instance de prise de décision pour les hommes, c’est plutôt la société qui à forger la mentalité des gens par rapport à cela. Les filles et femmes savent mieux au contraire ce qui est mieux pour la société.les jeunes de ma commune, ma famille et- mon époux ont cru en ma capacité de changer les choses.

Aujourd’hui, au bénin, nous n’avons que 4 femmes maires. Mon crédo, c’est de voir beaucoup plus de filles en politique et nous sommes nombreuses à nous battre jour et nuit pour donner une autre image des femmes de ma commune, du bénin et du monde entier. Nous ne nous arrêterons pas tant que l’objectif ne sera pas atteint.

Si vous êtes fille /femmes et aspirez faire carrière dans la politique, je vous encourage et gooo. C’est juste un bon et digne choix. Nous avons besoin de vous.

Je crois en la fille et je crois en la femme. Je crois aussi que femme, homme, fille ou garçon, nous sommes tous des alliés. »

Et vous, que pensez-vous de l’implication des filles et femmes dans les instances de prises de décisions ?

Êtes-vous désormais prêt à nous soutenir et accompagner ?

j’ai décidé de parler

Hello les amis !

Aujourd’hui nous irons à la découverte de Ayaba, une femme de 28ans. Elle nous raconte son histoire. Bonne lecture à vous

« Fille unique de mes parents, je les ai perdus à 9ans dans un accident et à deux semaine de mon certificat d’étude primaire. La famille a donc décidé que je rejoigne mon oncle Codjo, marié et père de 3 enfants.

Au début, tout allait bien jusqu’au jour où j’ai fêté mon 11ème anniversaire. Ce soir-là, après le dîner, je me suis retirer pour dormir quand j’ai entendu mon oncle me demander de ne pas fermer ma porte. Mais à 3h du matin, j’ai été réveillé par la présence d’une personne dans mon lit.  À ma grande surprise c’était mon oncle qui était déjà nu et qui montait sur moi.

  • Tonton… ??? qu’est-ce que vous faites dans mon lit ??
  • Chrrrr …. Tais-toi, je veux juste faire de toi une femme. Ça ne te feras pas mal et si tu cris, tu te retrouves dans la rue… N’oublies surtout pas que je suis le seul dans la famille à t’accepter dans ma maison.

 Il me déshabilla avec une main et l’autre sur ma bouche. J’ai essayé de me défendre de toutes mes forces mais en vain.  Je ne sais exactement pas le nombre de minutes, des secondes ou d’heure passé sous lui mais c’était pour moi un enfer et de mes yeux sortaient une rivière de pleure.

Après son forfait, il me menaça encore de me mettre à la rue et de me rendre la vie compliquée si j’en parlait à qui que ce soit.  Ce fut le début d’une série de rapports sexuelle non consentir avec mon oncle.

Des nuits sans sommeils, une vie remplir de peur, de traumatisme et de haine.  C’était devenu pour lui une obsession et un plaisir de me voir pleurer pendant ces moments. Par peur d’être rejeté par la famille et d’être traité de menteuse, j’ai gardé le silence pendant longtemps. 5 années de viol et de souffrance psychologique mais aussi deux expériences d’avortement clandestins avec la complicité de sa femme. 

Je n’en pouvais plus, j’arrivais plus à supporter qu’on me prive de mon adolescence, de vivre cet enfer.  C’est ainsi qu’un jour, j’ai décidé de briser le silence et de mettre fin à ce cauchemar. Aujourd’hui, je n’arrive plus à concevoir à cause de ses avortements mais je suis quand même heureuse de mettre libérer de ses griffes et de les voir payer pour leurs actes.

Je serai peut-être mère aujourd’hui si j’avais parlé plus tôt. C’est mon histoire »

Comme ayaba, elles sont nombreuses ces filles victimes de viol, mais réduites au silence. Que leurs prédateurs soient des proches ou inconnu, affaiblit par l’acte, elles ont aussi peur d’être traité de tous les noms et d’être humilier par la société. C’est ainsi qu’elles décident de garder le silence. Aujourd’hui encore avec la crise sanitaire que traverse le monde, les cas de violences ont augmentés. Les filles doivent passer leurs journées dans les mêmes espaces que leurs prédateurs qui sont souvent même des proches. Elles sont réduites à des objets sexuelles et au silence. Elles n’osent pas dénoncer parce qu’elles savent que le règlement à l’amiable donnera plus de forces aux bourreaux.

(histoire fictive)

Aujourd’hui, je porte leurs voix, par cette histoire elles lancent leurs cris de détresses et dénoncent.

Chers Gouvernements

Il est temps de respecter les décisions et lois qui nous protègent, qui punissent les acteurs de viols. Donnez la chance à chaque victime d’être écouté sans être humilier et stigmatiser. Que les enquêtes aboutissent à des fins concrètes et que les acteurs soient punis sans un règlement à l’amiable. Nous ne voulons plus uniquement des décisions signées sur les papiers, les congrès, les conférences mais aussi des actions concrètes qui nous mettent en sécurité et qui nous garantissent un avenir meilleur.

  Chers activistes, organisations non gouvernementales et féministes

Cette lutte vous concerne aussi. Nous reconnaissons vos efforts pour cette cause mais comme le dit-on, tant qu’il reste à faire, rien n’est encore fait. Les victimes ont beaucoup plus besoin de vous à leurs côtés, de votre soutient et de vos voix.

Chers amis amoureux de la plume et influenceurs

Imaginez l’impacts et le changement que nous aurons si chacun décidait de passer une minute à dénoncer, à plaider et à soutenir nos victimes ? ne rester donc pas en marge de cette lutte.

 Chers victimes

Il n’y rien qui puisse vous libérer de ces cauchemars que de briser le silence. C’est le premier pas qui vous libère et qui permet aux acteurs de changement de se mettre de vos côtés et porter haut votre voix. Ne laisser donc plus les actes d’un bourreau vous ruiner et vous arracher votre joie de vivre. Dénoncer déjà dès les premiers signes vous permettra aussi d’être en sécurité. ne gardez plus de silence si vous ne voulez plus être victimes, si vous ne voulez plus voir d’autres filles victimes.

L’égalité pour les filles c’est aussi, les protéger contre tous ces pervers porter leurs voix et assurer un avenir meilleur pour nos filles.

Que nous soyons acteurs de changement ou simples citoyens, cette lutte nous concernent. Ne soyons plus complices des actes de viols et soutenons les victimes quand elles décident de parler.

  •  

Pour chaque fille

J’ai grandis dans une société où les filles sont considérées comme des objets sexuels et doivent se taire quand on décide de leur sort. D’ailleurs elles appartiennent à leur famille et c’est cette dernière qui décide à leur place. Pour ma société, La fille est faite pour les travaux de ménage et pour le foyer. Dans ma société, on n’applaudit que quand un enfant mal apparaît. Le système de ma société trouve qu’il est préférable d’envoyer un garçon à l’école et de laisser la fille à la maison.

J’ai vu des amies qui ont étés violées, des filles victimes de mariages forcés et de violences physique ; j’ai vu des camarades qui ont été donné en mariage forcé et précoce. Aujourd’hui encore, beaucoup de filles se sentent réduites à un objet sexuel. Nous posons nos pas dans un espace qui n’est sécurisé pour nous, une société qui nous met au second rang et qui pense qu’aucune égalité ne doit être réservé aux filles.

Une société qui à transformer nos alliés en des prédateurs.

Une société remplir de pervers et de personnes qui pense que la femme est leur propriété.

Une société qui permet de vous appeler une reine, après avoir abuser de vous .

 Ne sommes-nous pas aussi des Hommes ?

Il m’arrive parfois d’avoir des nuits blanches, tourmentées et remplir de peur. Des nuits où plusieurs questions te traversent l’esprit.Et même quand il fait jour, j’ai peur de sortir de ma chambre ou d’adresser la parole à qui que ce soit.   Oui, j’ai une peur de trouille à chaque fois que ces phrases sexistes retentissent en moi.J’ai à chaque fois peur quand je pense aux autres filles au bout du monde qui ont aussi peur comme moi ou d’ailleurs plus que moi.Mon corps est tellement chosifié qu’à des moments tu te demandes si c’est une erreur de naître femme.

 Nous posons nos pas dans un espace qui n’est sécurisé pour nous.

Pourquoi devrait-on me taper sur les fesses quand je passe dans la rue ?

Pourquoi devrais-je avoir peur de marcher seule dans la rue, la nuit ?

Pourquoi devrais-je me réveiller chaque matin avec cette peur d’être donné en mariage forcé ?

Pourquoi devrais-je me taire quand on décider de mon sort ?

Pourquoi je ne peux pas m’abonner sur une plateforme sans être harceler ?

Pourquoi mon instituteur devrait me voir comme une proie ?

Pourquoi je ne peux pas me rendre dans un centre pour jeune sans être indexer ?

Tellement de questions que nous nous posons. Et on nous dira que nous avons des droits.Oui, nous avons des droits mais qui ne sont respecté que par une minorité de personnes.

 Beaucoup de voix se lèvent pour plaider en notre faveur mais les règlements à l’amiable réduisent nos efforts et encouragent nos bourreaux. Mais cela n’arrêtera pas la lutte.  

 Il est maintenant temps d’agir.Il est temps de briser le silence et de porter encore plus haut notre voix.Nous ne nous tairons plus.

« Partout, les filles sont dévalorisées, discréditées et sous-estimées. Emprisonnées par des règles dépassées, qui nient leur potentiel, les privent de leur pouvoir et les soumet à la violence et aux abus.

Nous refusons désormais d’être niées et réduites au silence. C’est terminé. Nous disons halte à l’inégalité et à l’injustice dont nous avons hérité.

Nous voyons se profiler un monde nouveau dont nous définissons les nouvelles règles.

Un monde où nous choisissons notre vie. Où nous voyageons et nous déplaçons librement sans crainte d’agression. Où nous sommes présentes sur un pied d’égalité avec les hommes dans le jeu, la compétition et le travail.

Un monde où nous investissons les allées du pouvoir. Où nous sommes vues et entendues dans les parlements et le

Un monde où nous investissons les allées du pouvoir. Où nous sommes vues et entendues dans les parlements et les lieux de débat politique. Dans les conseils d’administration, les mairies et les isoloirs. Dans les entreprises et les sphères décisionnelles. Dans l’art, la science et les lieux de culte. Dans nos salles de classe, nos communautés et nos foyers.

Un monde où vous nous voyez et entendez ce que nous avons à dire. Où nous sommes considérées comme des égales et où nos vies sont racontées avec authenticité et respect.

Un monde où nous sommes leaders à l’égal des hommes, où nous vivons et aimons sans aucune crainte ni discrimination.

Jour après jour, nous luttons contre l’inégalité et nous

Jour après jour, nous luttons contre l’inégalité et nous forgeons ce monde nouveau. Avec chacun de nos pas et chacun de nos mots. Chaque fois que nous parlons, écrivons, peignons, participons, sommes solidaires les unes des autres. Il devient impossible d’ignorer notre pouvoir et notre potentiel. Lorsque nous joignons nos forces et donnons envie de nous rejoindre à de nouveaux alliés, lorsque les garçons et les hommes avec qui nous partageons nos vies se dressent à nos côtés, lorsque la société fait écho à notre appel, rien ne peut nous arrêter et nous pouvons alors affirmer que nous sommes tous égaux.

Tel est notre mouvement, et le moment est venu pour nous toutes.

… Serez-vous à nos côtés ?

Rejoignez nous  » (cris de ralliement de la campagne #GirlGetEqual )

c’est parti pour cinq semaine d’écriture accélérée pour l’égalité des filles . C’est ma façon de porter ma voix pour l’égalité de chaque fille et vous?

MON PREMIER OUI

De mon enfance à mon adolescence ou d’ailleurs même jusqu’à ce jour, mes parents n’ont jamais pu aborder une question sur la sexualité avec moi. La seule phrase que J’ai toujours entendu ma mère prononcer est : « vous savez que vous avez un défi à relever, si vous ne vous maîtrisez pas et tombez enceinte, cela ne regarderait que vous ». Sans pouvoir nous dire comment éviter cette fameuse grossesse et le comportement à adopter. Je me jetais en sanglots en demandant la faute qu’on avait commise. Pour suivre la télévision chez la voisine, tu devais promettre de baisser la tête quand elle donne l’ordre sans connaitre la raison.Au début, pour moi, ces sujets ne concernaient que les personnes âgées puisque personne n’en parlait avec nous. Les enfants devaient juste étudier et revenir avec le premier rang.  Mais en classe de 6ème une situation m’a surprise.

J’avais 10ans et en ce moment je n’avais qu’une copine de classe qui d’ailleurs vivait aussi non loin de chez moi. Pendant les journées culturelles, elle m’invita à l’accompagner dans une salle de classe où les élèves de la 5ème festoyaient. Une fois dans cette salle, elle me présenta son petit copain. J’étais surprise qu’on pouvait avoir aussi un petit ami à notre âge. À la fin de la fête, l’un, des garçons se rapprocha de moi pour me faire ses avances. N’ayant aucune idée de ce que c’était et ne sachant pas quoi répondre, mon recourt fut ma copine.  Elle me répondit en ces mot :« dis seulement oui, il ne te dit rien de grave et avec le temps tu vas comprendre ». Et dans l’ignorance j’ai aussi répondu OUI. C’est ainsi que j’ai dit ‘’OUI’’ pour la première fois. A la reprise des cours, monsieur voulait passer à l’acte sexuelle et la date et l’heure était déjà fixés. Ma copine me rassura et me dit de m’y rendre sous prétexte que c’est parce qu’il m’aime. Heureusement ou malheureusement en m’y rendant je devais d’abord travailler avec mon groupe d’étude.  Une fois en ce lieu j’ai exposé les faits et c’est la une camarade me dit de retourner chez moi. Après ces explications, j’ai compris ce qui m’attendais et je suis retourné chez moi. Ce   fut ma première sensibilisation ou séance éducative en santé sexuelle. Une fois à la maison je voulais en parler mais je ne savais pas comment, A chaque fois que je voulais aborder le sujet, j’avais peur de la réaction de maman.

Nombreuse sont ces filles qui découvre des choses sur leur vie sexuelle ou reçoivent l’information sur la santé sexuelle et reproductive de cette façon et elles ne finissent toujours pas bien comme moi. Certaines finissent avec des grossesses précoces et non désirées et d’autres avec des infections sexuellement transmissibles. Si cette camarade n’était pas là ce jour, j’allais certainement passer à l’acte et qui sait si aujourd’hui je n’aurai pas les conséquences. Aujourd’hui encore, beaucoup de parents ont de difficultés à aborder les questions de la santé sexuelle et reproductive avec leurs enfants, d’autres n’en parle pas et ne veulent même pas voir leurs enfants roder autour des centres socio-éducatifs pour adolescents et jeunes, de peur qu’on échange avec eux sur la santé sexuelle et reproductive. D’un côté, je comprends le fait qu’il soit un peu difficile pour un parent d’aborder ce sujet avec ses enfants d’autant plus que c’était comme ça en leurs temps. Normal, parce qu’on ne peut donner ce qu’on n’a pas reçu. Mais de l’autre côté je crois qu’il est préférable de faire l’effort d’avoir un environnement communicationnel et de confiance avec ses enfants afin d’aborder souvent ces sujets avec eux et de leurs permettre de vous poser leurs problèmes. Savez-vous pourquoi c’est si important ?   Les enfants aiment les découvertes surtout celles qui concernent leur vie et ne se nourrissent que de ça. Lorsqu’un parent ne prend pas le risque d’aider son enfant à faire ces découvertes, qu’il s’attends à ce que son enfant se nourrir de ce que la rue lui sert.   Nous avons la chance aujourd’hui d’avoir dans nos villes et quelques villages les Centres Socio-éducatifs pour Adolescents et Jeunes, profitons-en pour donner à nos enfants les vraies informations sur leurs santés sexuelles, dialoguons avec eux afin de les protéger contre certains fléaux. Tous les enfants n’ont pas la chance de s’en sortir comme moi.

JE ME SUIS DONNE UN NOM, UNE PLACE DANS LA SOCIÉTÉ ET JE PORTE LA MARQUE DU BÉNIN

Il n’y a pas un métier qui doit être dit d’homme et  il est important de croire en chaque fille et au-delà de l’éducation montrer à nos filles des modèles positifs féminin. 

Aujourd’hui nous allons à la découverte d’une étoile béninoise, Alexandrine Clarita GNINOU.

Née le 22 Avril 2000 à Dogbo, une commune du BÉNIN, alexandrine Clarita GNINOU, est la Cadette d’une famille polygame de huit Enfants. Aujourd’hui championne Nationale du Bénin en gymnastique, elle nous raconte son histoire : « je me suis donné à la gymnastique à l’âge de 12 ans et j’ai fait ce choix parce que non seulement elle est une passion mais aussi parce qu’elle vous permet de contrôler tout votre corps sur le plan physique, psychologique et morphologique (avoir une forme de rêve).

 Au départ, je me cachais pour entrainement de peur d’être puni par les parents parce que pour eux, la gymnastique est risquée. En ce moment, j’étais pratiquement seule dans mon département ce qui à affecter ma première participation pour que je me retrouve à une seule médaille en Or. Mais je n’ai point abandonner, j’ai redoubler d’effort jusqu’à ce que la Fédération Béninoise de Gymnastique (FeBeGym) me repère et m’accueille pour m’offrir un environnement favorable à mes entraînements. En ce jour, j’ai plus de vingt (20) médailles dont neuf (9) en Or, je me suis donné  UN NOM, UNE PLACE DANS LA SOCIÉTÉ , JE PORTE LA MARQUE DU BÉNIN et je ne compte pas m’arrêter là. Ce n’est vraiment pas facile de concilier les études et la gymnastique ou de trouver l’équilibre entre les deux (la gymnastique à tendance à prendre le dessus) mais je tiens le coup. Parfois, j’ai l’impression que tout s’écoule mais je souris et continue de travailler puis que je sais qu’en toute chose il existe des difficultés qui nous rendent par la suite fort et expérimenté. Ma source de motivation se retrouve en mes parents, mes amis et mon pays. Je veux vraiment continuer par me battre comme une guerrière pour que demain ceux-ci soient fier de moi et que des filles trouvent en moi leur modèle. Pour l’avenir, je compte travailler dur pour décrocher la médaille d’or au niveau mondial et finis en coaching tout en ayant mon boulot bien sûr.

 À toutes ces camarades filles qui rêvent de devenir une star en sport ou autre domaine, je vous souhaite beaucoup de courage et de persévérance. Le chemin est long et parchemin d’embuche mais Quand on veut, on peut et la fin est prometteuse mais pour ça vous devez travailler très dur. Ne vous laissez surtout intimider par qui que ce soit et ne permettez à personne de vous fait croire que vous êtes inferieures ou incapable.

Je crois en chaque fille, je sais que nous pouvons réaliser de grande chose. Oui nous pouvons. »

Que retenir de ses mots ? il est important de se battre pour sa passion, ses rêves ; de travailler dur pour atteindre nos objectifs. Il est capital d’accompagner chaque fille qui s’engage pour réaliser ses rêves et de lui porter un coup de main pour l’atteinte de ses objectifs. Enfin chaque fille doit croire en elle et par-dessus de tout, reconnaissons que chaque fille est une promesse d’avenir.

contacter Alexandrine Clarita GNINOU sur : Facebook : Alexandre GNINOU; E-MAIL : sodovomartine.@gmail.com

FEMMES MODÈLES INSPIRANTES

Nombreux sont ceux qui continuent jusqu’à présent de ne pas croire en la potentialité des filles , d’autres trouvent toujours que les filles ne sont pas en mesure de changer le monde, de faire les métiers dits d’homme et d’être des modèles qui inspirent. Et quand vous demandez aux filles de donner les modèles de femmes de leur pays ou du monde qui les inspirent, elles ne citent que les mêmes personnes et   à peine ces dernières atteignent une dizaine alors qu’il existe une multitude de femmes /filles modèles, inspirante et actrices de développement. Pourquoi l’on ne croit toujours donc pas en les filles et femmes ? pourquoi certaines filles n’ont donc pas de modèle (surtout dans leur domaine) ? pourquoi ils existent encore des métiers dits d’hommes alors qu’il existe déjà des femmes qui les exerce ? La réponse est bien claire, personne ne parle de ces femmes, ni les médias ni les proches. On n’affiche pas les exemples de modèles positifs de femmes qui existent. Je crois qu’il y a un défi à relever. Chacun doit porter sa pierre a l’édifice afin de promouvoir les potentiels féminins et de laisser aux des modèles féminins. Il est de temps de raconter de nouvelles histoires concernant les femmes à nos filles, il est temps de porter les modèles de filles sur nos écrans et de les donner en exemple à chaque fois que le besoin de donner des exemples de modèle se fait sentir.

Je relève le défi de mon côté. Et comment ? j’irai à la recherche des femmes modèles et inspirantes sur lesquelles j’écrirai des articles.

JE VOULAIS ETRE MAGISTRAT

Au cours d’une de mes séances de causerie sur les violences basées sur le genre, j’ai coulé des larmes en écoutant une jeune dame de 26 ans raconté son histoire :

 « A l’époque, j’avais 15ans et j’étais en classe de 3ème. Mon plus grand rêve était de devenir un magistrat, ce qui me motivait à plus travailler et à être la première de ma classe. Ce soir-là, je revenais des cours quand, à ma grande surprise je vis ma valise au dehors, au milieu de trois hommes parmi lesquelles se trouvait mon père. Après les salutations, mon père m’invita à m’asseoir et me dit :  ‘’ma fille, le moment que j’ai tant attendu est arrivé, le jour où tu dois rejoindre ton mari, Codjo, mon ami dont tu es une promesse pour m’avoir sauvé quand j’étais encore jeune’’. Mes larmes, mes cris et le rappel de mes projets, rêves et ambitions n’ont pas pu changer cette décision. J’ai été prise de force et mis au milieu des deux hommes sur la moto et conduit chez mon actuel mari pour être sa cinquième femme. C’est ainsi que j’ai été donner en mariage. Depuis ce jour ma vie est remplie de haine, de souffrances, de violences, de douleurs, et de pleures. Aujourd’hui j’ai 26ans et mère de cinq enfants. Mon rêve a été mis à l’eau, tous mes projets sont aujourd’hui impossible. Je voulais être magistrat mais aujourd’hui je suis une aide-ménagère. »

Et si elle avait la chance de continuer ses études ?

Les mariages forcés et précoces ne sont pas des pratiques propres à des régions du monde. Elles sont nombreuses et un peu partout dans le monde, ces filles qui sont données en mariage forcé et précoce laissant derrière elles, leurs rêves, passions et ambitions. Selon Plan International, « chaque année, plus de 12 millions de filles sont mariées de force avant l’âge de 18ans. Les mariages forcées et précoces maintiennent les filles dans les conditions de pauvreté et d’impuissance, de génération en génération. »  Alors qu’elles sont pleines de passions, d’ambition, de capacité à accomplir de grande chose et à participer au développement de nos pays. Pourtant le drame du mariage forcé et précoce fait rarement les gros titres des journaux.

Certains parents donnent leurs filles en mariage à cause d’une promesse ou d’un bien. D’autres à cause de la pauvreté (dans une famille pauvre, une fille est considérée comme un fardeau et son mariage permet de s’en libérer) des pratiques traditionnelles, des situations d’urgences (conflit, catastrophe naturelles, crises humanitaires) qui par la pression économique oblige certains foyers à donner leurs filles en mariage mais aussi la non application de la loi (beaucoup de parents ignorent et/ enfreignent les lois qui interdisent le mariage forcé et précoce). Certaines unions sont parfois promise depuis la naissance de l’enfant oubliant que les filles ne sont pas des objets ni des animaux mais plutôt des promesses d’avenir. Une adolescente peut-elle éduquer un enfant ? Il urge donc que chaque parent se réveille de son sommeil. La lutte contre le mariage forcé et précoce des filles doit désormais être l’affaire tous.

Chers gouvernements

La convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant fixe à 18ans la limite de l’enfance et l’article 24-3 oblige les États à prendre toutes les mesures efficaces et appropriées en vue d’abolir les pratiques traditionnelles préjudiciables à la santé de l’enfant.

Nos filles continuent de souffrir, leur droit à l’éducation, de vivre à l’abri de tout danger, de décider de se marier ou non et d’avoir des enfants sont violé. Nos futures leaders sont retirer des écoles et données en mariage forcé et précoce. Pourtant l’éducation des filles est le meilleur instrument de lutte contre la pauvreté. Nous ne voulons plus des décisions, des promesses et des lois protectrices sur les papiers mais au contraire des actes qui nous rassurent d’un environnement sécurisé. Les activités et journées dédiés à la lutte contre les mariages forcés et précoces sont exécutés dans les zones urbaines, au moment où les filles rurales continues d’être donner à chaque seconde en mariage comme des échanges de pacotille.

« Chaque mariage d’enfant évité est précieux, car il signifie qu’une fille de plus a une chance de réaliser son potentiel » (Anju Malhotra). Cependant nous devons tous redoubler d’efforts si nous voulons tenir notre engagement mondial d’éliminer le mariage des enfants d’ici 2030 et éviter ainsi que cette pratique dévastatrice prive des millions de filles de leur enfance ».

Pensez à nous filles d’aujourd’hui, à vos filles, à vos sœurs et aux filles de demain et agissez !!

LETTRE OUVERTE A UNE VIERGE

Vierge, sois fière de ta virginité, sois heureuse d’être vierge. Assume la valeur de candeur que tu incarnes. Réjouis-toi de ta virginité, car elle te rend heureuse, joyeuse, libre et plus jeune.

Sache que ta virginité est le plus grand symbole de ta dignité. C’est vrai, ce n’est pas facile d’opter pour ce choix de décider de se mettre envers et contre tous les stéréotypes de la société et des sarcasmes de ses amis, mais c’est une vertu qu’il vaut mieux défendre. Je n’en veux pour preuve que toi.

Ton choix de vie te protège contre les maladies et infections sexuellement transmissibles, sans compter les grossesses non désirées. Grâce à cette valeur virginale que tu incarnes, tu fais la fierté de tes parents, c’est un bon choix de s’abstenir.

Jeune fille, jeune adolescente, toi qui marches sur le chemin de l’abstinence avec conviction, tu peux être fière de ton choix.

Oublie les on-dit, les calomnies et les injures. Ils te traiteront de la fille des siècles anciens, du village le plus reculé, celle qui vit encore dans l’obscurité, ne tombe surtout pas dans leurs pièges. D’autres te traiteront de menteuse, d’hypocrite, mais sache que ta virginité t’honorera auprès de ton mari, qui, lui, a toute foi et toute confiance en toi. Et c’est d’ailleurs ce qui lui donne le privilège d’être l’heureux élu de ta nuit de noces.

Ne te laisse jamais dominer par les désirs de la chair et ceux d’un homme. Sache plutôt que l’homme qui veut à tout prix déshonorer ton temple sacré n’est qu’un ignorant qui veut abuser de toi. Ne tombe pas dans ses bras et ne permets surtout pas que tes sentiments s’opposent à ta raison. Évite les contacts, vecteurs des sentiments qui conduisent aux intimités.   

Sache plutôt que le vrai homme c’est celui qui te comprend, reconnaît ta dignité et accepte t’attendre. Sois une fille sans-cœur sur ce plan, car c’est ta dignité qui est en jeu. Ta virginité montre que tu es la fille recherchée, la vraie fille.

Ensemble, reconnaissons qu’il est difficile, mais pas impossible de garder sa virginité. Prouvons qu’il existe et existera toujours des filles vierges. La preuve c’est toi, c’est moi, c’est nous les vierges.

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