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POURQUOI LES PERTES VAGINALES?

Homme ou Femme, à une période de notre vie, celle à laquelle nous nous voyons autrement, la puberté, notre corps subit des modifications (morphologique comme physiologique). À partir de cet instant nous faisons beaucoup plus attention à notre corps et nos organes génitaux.

Vous est-il arrivé une fois de sursauter au réveil  parce que vous avez vu une chose pas normale ? bien sûr, les menstrues, les pollutions nocturnes, l’apparition des poils, les pertes vaginales etc.… vous trouverez cela drôle mais ça arrive presque à toutes les filles. Ces périodes sont les meilleures où on a besoin  d’une personne pour nous expliquer ces changements et nous rassurer. Je me souviens de la première fois que j’ai eu les pertes vaginales. Ma réaction fut : «  waouh, mes menstrues ont changé de couleur, c’est clair que je suis malade et que je vais mourir ». Plusieurs autres filles ont des réactions semblables ce qui d’ailleurs est tout à fait normal. Que savoir sur les pertes vaginales ?Trouvons ensemble avec Dr Vanessa HESSOU la réponse à cette question

       Bonjour, je suis Docteur Vanessa-Marie HESSOU, médecin généraliste en fin de formation du Diplôme d’Etudes Spécialisées de Gynécologie-Obstétrique à Cotonou.

   Qu’est-ce que les pertes vaginales

     Les pertes vaginales encore appelées leucorrhées sont des sécrétions non sanglantes provenant du vagin et apparaissant à la vulve. Elles peuvent être normales (physiologiques) ou anormales (pathologiques).

Quelles sont les causes des pertes vaginales ?

      Les pertes vaginales physiologiques sont des sécrétions normales et régulières. Elles permettent de nettoyer le vagin et de le protéger des bactéries en évacuant les cellules mortes et les germes qui auraient pu se développer. La production de ces pertes est sous l’influence des œstrogènes (hormones produites par les ovaires). Ces pertes peuvent aussi être la glaire cervicale. En effet, lorsque les taux d’œstrogènes sont élevés, le col de l’utérus est stimulé et produit une substance translucide, limpide, gluante, d’aspect de « blanc d’œuf ». L’aspect et le volume varient en fonction du cycle menstruel. Cette glaire devient filante pendant l’ovulation. Elle ne provoque pas de symptôme.

La flore vaginale est constituée de bactéries qui assurent la protection du vagin et empêchent le développement des germes parlants des maladies. Lorsque cet équilibre bactérien est perturbé, il y a une modification de la flore vaginale. La plupart du temps, les causes des pertes vaginales anormales ou pathologiques sont des infections vaginales dont les origines peuvent être infectieuses : dues à un champignon dans la plupart des cas, un parasite ou à une bactérie ; ou irritatives par intolérance à un produit chimique notamment dans les savons. Il peut s’agir également d’un microbe sexuellement transmissible comme la chlamydia, la gonorrhée, le trichomonas, etc.… ou d’une modification hormonale due à la grossesse, à un traitement hormonal ou un antibiotique ou une chimiothérapie.

    Faut-il avoir peur à l’apparition des pertes vaginales ? Si non quand est-ce qu’il faut s’inquiéter ?

Les pertes vaginales peuvent être physiologiques ou pathologiques. Les pertes physiologiques sont l’exagération de la sécrétion génitale normale. Elles sont le plus souvent filantes, glaireuses, blanches ou translucides.

Lorsqu’elles deviennent malodorantes, jaunâtres, verdâtres, accompagnées de brûlures et de douleurs ou tout simplement plus épaisses que la normale, elles sont alors pathologiques. La femme est amenée à consulter car il pourrait s’agir d’une infection ou d’un autre problème gynécologique.

     Comment pouvons-nous prévenir les pertes vaginales

La prévention des pertes vaginales repose essentiellement sur l’hygiène de la vulve qui doit être quotidienne. Elle doit être réalisée à l’eau propre ou en utilisant un savon doux à pH neutre ou alcalin. Les douches vaginales sont interdites car elles détruisent la flore vaginale et favorisent la survenue d’infections comme les mycoses vaginales (infections dues à des champignons). L’utilisation de gant de toilette ou du savon avec du parfum doit être évité car serait trop irritant. Une hygiène intime trop agressive pourrait déséquilibrer la flore vaginale et être à l’origine d’infections.

Cette hygiène intime doit être bonne au cours des rapports sexuels en ayant des rapports sexuels protégés (port de préservatifs masculins ou féminins) ; en évitant les rapports bucco-génitaux et en faisant une toilette vulvaire après chaque rapport sexuel.

Pendant les règles, la femme est plus sujette aux infections vaginales car le sang est un milieu propice pour la prolifération des microbes. Ainsi donc, en plus des mesures de prévention sus citées, il faut éviter les rapports sexuels durant cette période et changer de protection (serviettes hygiéniques, tampons etc.) dès qu’elle se souille. Il faut également éviter de s’essuyer arrière en avant mais plutôt d’avant en arrière après les selles et la miction. Eviter d’introduire les doigts dans le vagin au risque d’y introduire des microbes qui vont déséquilibrer la flore vaginale.

     Quels peuvent être les effets/inconvénients des pertes vaginales sur notre santé sexuelle et reproductive ?

Les pertes vaginales anormales peuvent se compliquer d’infections plus graves (infections génitales hautes) telles qu’une endométrite (infection de la muqueuse de l’utérus), salpingite (infection de la trompe), abcès dans le pelvis (bas-ventre), infection généralisée puis le décès.

Ces infections génitales hautes sont responsables plus tard d’infertilité (incapacité à concevoir).

   Que faire dès l’apparition des pertes vaginales ?

Devant des pertes vaginales malodorantes, jaunâtres, verdâtres, accompagnées de brûlures, de douleurs et/ou de fièvre, il faut consulter très rapidement un médecin ou un gynécologue qui posera le diagnostic et mettra le traitement adéquat.

Les hommes peuvent-ils avoir des pertes ? Si oui, comment se présentent elles?

Les hommes n’ont pas de pertes mais des écoulements au niveau du méat urétral. Ces écoulements sont pour la plupart le liquide séminal et sont sécrétés le plus souvent au moment des rapports sexuels. Ces écoulements sont normaux. Mais il peut également avoir des écoulements anormaux qui peuvent être jaunâtres voire verdâtres, purulents, blanchâtres, malodorants, accompagnés de brûlure à la miction. Devant ces signes anormaux il vaut mieux consulter au plus vite un médecin ou un urologue andrologue.

L’hygiène intime est très importante pour une bonne santé sexuelle et reproductive. Chaque femme doit apprendre à prendre soin de ses parties intimes pour une meilleure santé. N’hésitez pas à consulter devant tout signe inhabituel.

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EST-CE NORMAL QUE MON VAGIN AIT UNE ODEUR?

Entre jeunes, filles comme garçons, l’on se pose plusieurs questions surtout concernant notre santé sexuelle et reproductive. L’une de ces inquiétudes est liée à l’odeur du vagin. Certains diront que le vagin ne doit pas avoir d’odeur tandis que d’autres pensent le contraire. Cette inquiétude devient donc complexe puisque certaines femmes se demandent si elles doivent s’inquiéter si leur vagin a une odeur, ou trouver une solution parce qu’elle n’en a pas.

Sur cette question, nous avons interviewé pour vous monsieur Gérard SEMASSA, médecin en fin de formation à la faculté de médecine de l’Université d’Abomey Calavi.

La loupe : Bonjour monsieur, merci de vous présenter à nos lecteurs

Gérard SEMASSA : Je suis Gérard SEMASSA, Médecin en fin de formation et pair éducateur pour la Planification familiale et l’avortement sécurisé.

La loupe : Certaines femmes se demandent si elles doivent s’inquiéter au sujet des odeurs vaginales. Que faut-il comprendre réellement à ce propos ?

Gérard SEMASSA : oui, tout notre corps dégage des odeurs, le vagin par conséquent. Le vagin peut avoir naturellement une odeur qui lui soit propre.

La loupe : Qu’est-ce qui explique l’haleine vaginale chez la femme ?

Gérard SEMASSA : en effet, il existe des pertes physiologiques dues aux sécrétions de la glaire cervicale , de glandes annexes (Skene et Bartholin) et à la desquamation vaginale. Par contre, ces sécrétions physiologiques n’engendrent aucune irritation et sont inodores.

La loupe : Ce n’est donc pas un bon signe lorsque le vagin d’une femme devient malodorant ? 

Gérard SEMASSA : les femmes doivent craindre une infection, quand surviennent des sécrétions d’odeurs malodorantes, avec ou sans prurit (grattage), d’aspect ou de couleurs variées (verdâtre, blanchâtre lait caillé, grisâtres, etc.). Je recommande dans ces cas, une consultation médicale systématique. Ces infections ne sont pas à négliger. Elles peuvent se compliquer et devenir de sévères infections.

La loupe : l’usage des gels de toilette, est-il conseillé ?

Gérard SEMASSA : Le comportement compulsif d’hygiène intime excessive avec des savons détergents, voire des injections intra vaginales quotidiennes devant les sécrétions physiologiques parfois de grande abondance chez les femmes, peut entrainer une destruction de l’écosystème vaginal et favoriser la survenue d’infections génitales basses souvent chroniques. « Les jeunes filles doivent savoir que le vagin se nettoie de lui-même. » et que l’on n’utilise pas de produit d’hygiène intime sans l’avis de son gynécologue.

 La loupe : merci Dr.    

Chers amis, voilà qui est clair, il est bien d’être attentive à la senteur du vagin afin de déceler le moindre signe anormal et dans ce cas se rendre à l’hôpital pour connaitre les précautions à prendre.

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ET SI L’ACCES A L’AVORTEMENT AU BENIN ETAIT SANS RESTRICTION ?

Pendant une de nos sensibilisations sur les stigmatisations liées aux services d’avortement, une dame à laisser entendre ce qui suit :

« Il y a quelques mois, j’ai vu ma fille mourir sous mes yeux dans un torrent de sang. Je suis resté paralysée, incapable de faire quoi que ce soit pour qu’elle reste en vie. En effet, après une grossesse non désirée, son partenaire et elle, se sont rendu chez un type du quartier pour un avortement clandestin qui a tourné mal. J’ai été informé quelques minutes avant sa mort. »

D’autres diront et si elle n’avait pas eu de rapport sexuel sans être prête ?

Et si elle n’avait pas décider d’avorter ?

 Ils auraient peut-être eu raison mais ne serait-elle pas en vie si elle avait eu droit à un avortement sécurisé ?

Comme cette jeune fille, plusieurs filles/femmes perdent la vie ;

Pleins d’autres perdent à jamais le droit de devenir un jour mère car n’ayant plus d’utérus des suites d’un avortement non sécurisé.

Tout ceci parce que la législation a mis des pincettes trop étroites sur l’offre des services d’avortement en la rendant restrictive.

En effet, Au bénin, selon la Loi 2003-04 du 03 Mars 2003 et en son article 17 portant sur la santé de la reproduction, l’interruption volontaire sécurisée d’une grossesse n’est possible que dans 3 cas :

  • Lorsque la vie ou la santé de la femme enceinte est en danger
  • Lorsqu’il y a malformation fœtal
  • En cas de viol ou d’inceste

En termes claires, aucune femme ne devrait obtenir le service d’avortement en dehors de ces conditions. Mais la vérité est que de nombreuses filles et femmes font recours à ce service dans la plus grande clandestinité car n’étant pas dans ces conditions. Ce qui constitue malheureusement un véritable problème de santé public.

Lever la restriction de la loi portant offre de service d’avortement, ne permettrait-il pas d’en finir définitivement avec les cas d’avortements clandestins, les morts liées aux IVG non sécurisée et permettra à chaque personne de décider d’avoir des enfants au moment opportun ?

Pour simple illustration, les pays qui ont légalisés le service présentent des taux d’avortement inférieur au profit de la prévalence contraceptive qui croît chaque année.

Cher gouvernement, chers décideurs

L’accès aux services d’avortements sans restrictions ou conditions permettra non seulement  aux filles et femmes de pouvoir vivre une sexualité plus épanouie avec la liberté de décider d’avoir ou non des enfants quand elles veulent mais évitera aussi d’autres dégâts liés à la clandestinité des services d’avortement. Et si on révisait l’article 17 de la Loi 2003-04 du 03 Mars 2003?

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STOP

Jusqu’à quand, continueras-tu de la maltraiter

Pour combien de temps, dois tu lui arracher sa fierté

Tu as ruiné la vie de cette innocente

Tu l’as donner en mariage en échange de tes dettes

Tu l’as vu s’écouler sous l’effet de la douleur

Mais ta méchanceté t’a fait gardé ta fureur

Pourquoi elle? cœur maternel,

Ne mérite t-elle pas une place exceptionnelle?

N’a t-elle pas droit à l’amour, la protection, la piété et la liberté?

Oh monde! ta conjointe souffre , le fruit de tes entrailles est dans le gouffre

Ta mère, celle dont tu provient pleure, tes sœurs dans tous les coins ont peur

Par toi le monde féminin a le cœur attristé, car il est blessé, percé et laissé

Elles soufflent, ces jeunes dames que tu harcèle

Elle vivent l’enfer , celles qui sont victimes de ta perversité

elles sont marginalisées de tout: amour, joie, paix et considération

Ouvre maintenant les yeux et change, il est temps d »agir

Soit désormais sécurisé pour nos sœurs et nos mères

Lève toi et luttes à ses cotés, porte sa voix et dit STOP

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Pour chaque fille

J’ai grandis dans une société où les filles sont considérées comme des objets sexuels et doivent se taire quand on décide de leur sort. D’ailleurs elles appartiennent à leur famille et c’est cette dernière qui décide à leur place. Pour ma société, La fille est faite pour les travaux de ménage et pour le foyer. Dans ma société, on n’applaudit que quand un enfant mal apparaît. Le système de ma société trouve qu’il est préférable d’envoyer un garçon à l’école et de laisser la fille à la maison.

J’ai vu des amies qui ont étés violées, des filles victimes de mariages forcés et de violences physique ; j’ai vu des camarades qui ont été donné en mariage forcé et précoce. Aujourd’hui encore, beaucoup de filles se sentent réduites à un objet sexuel. Nous posons nos pas dans un espace qui n’est sécurisé pour nous, une société qui nous met au second rang et qui pense qu’aucune égalité ne doit être réservé aux filles.

Une société qui à transformer nos alliés en des prédateurs.

Une société remplir de pervers et de personnes qui pense que la femme est leur propriété.

Une société qui permet de vous appeler une reine, après avoir abuser de vous .

 Ne sommes-nous pas aussi des Hommes ?

Il m’arrive parfois d’avoir des nuits blanches, tourmentées et remplir de peur. Des nuits où plusieurs questions te traversent l’esprit.Et même quand il fait jour, j’ai peur de sortir de ma chambre ou d’adresser la parole à qui que ce soit.   Oui, j’ai une peur de trouille à chaque fois que ces phrases sexistes retentissent en moi.J’ai à chaque fois peur quand je pense aux autres filles au bout du monde qui ont aussi peur comme moi ou d’ailleurs plus que moi.Mon corps est tellement chosifié qu’à des moments tu te demandes si c’est une erreur de naître femme.

 Nous posons nos pas dans un espace qui n’est sécurisé pour nous.

Pourquoi devrait-on me taper sur les fesses quand je passe dans la rue ?

Pourquoi devrais-je avoir peur de marcher seule dans la rue, la nuit ?

Pourquoi devrais-je me réveiller chaque matin avec cette peur d’être donné en mariage forcé ?

Pourquoi devrais-je me taire quand on décider de mon sort ?

Pourquoi je ne peux pas m’abonner sur une plateforme sans être harceler ?

Pourquoi mon instituteur devrait me voir comme une proie ?

Pourquoi je ne peux pas me rendre dans un centre pour jeune sans être indexer ?

Tellement de questions que nous nous posons. Et on nous dira que nous avons des droits.Oui, nous avons des droits mais qui ne sont respecté que par une minorité de personnes.

 Beaucoup de voix se lèvent pour plaider en notre faveur mais les règlements à l’amiable réduisent nos efforts et encouragent nos bourreaux. Mais cela n’arrêtera pas la lutte.  

 Il est maintenant temps d’agir.Il est temps de briser le silence et de porter encore plus haut notre voix.Nous ne nous tairons plus.

« Partout, les filles sont dévalorisées, discréditées et sous-estimées. Emprisonnées par des règles dépassées, qui nient leur potentiel, les privent de leur pouvoir et les soumet à la violence et aux abus.

Nous refusons désormais d’être niées et réduites au silence. C’est terminé. Nous disons halte à l’inégalité et à l’injustice dont nous avons hérité.

Nous voyons se profiler un monde nouveau dont nous définissons les nouvelles règles.

Un monde où nous choisissons notre vie. Où nous voyageons et nous déplaçons librement sans crainte d’agression. Où nous sommes présentes sur un pied d’égalité avec les hommes dans le jeu, la compétition et le travail.

Un monde où nous investissons les allées du pouvoir. Où nous sommes vues et entendues dans les parlements et le

Un monde où nous investissons les allées du pouvoir. Où nous sommes vues et entendues dans les parlements et les lieux de débat politique. Dans les conseils d’administration, les mairies et les isoloirs. Dans les entreprises et les sphères décisionnelles. Dans l’art, la science et les lieux de culte. Dans nos salles de classe, nos communautés et nos foyers.

Un monde où vous nous voyez et entendez ce que nous avons à dire. Où nous sommes considérées comme des égales et où nos vies sont racontées avec authenticité et respect.

Un monde où nous sommes leaders à l’égal des hommes, où nous vivons et aimons sans aucune crainte ni discrimination.

Jour après jour, nous luttons contre l’inégalité et nous

Jour après jour, nous luttons contre l’inégalité et nous forgeons ce monde nouveau. Avec chacun de nos pas et chacun de nos mots. Chaque fois que nous parlons, écrivons, peignons, participons, sommes solidaires les unes des autres. Il devient impossible d’ignorer notre pouvoir et notre potentiel. Lorsque nous joignons nos forces et donnons envie de nous rejoindre à de nouveaux alliés, lorsque les garçons et les hommes avec qui nous partageons nos vies se dressent à nos côtés, lorsque la société fait écho à notre appel, rien ne peut nous arrêter et nous pouvons alors affirmer que nous sommes tous égaux.

Tel est notre mouvement, et le moment est venu pour nous toutes.

… Serez-vous à nos côtés ?

Rejoignez nous  » (cris de ralliement de la campagne #GirlGetEqual )

c’est parti pour cinq semaine d’écriture accélérée pour l’égalité des filles . C’est ma façon de porter ma voix pour l’égalité de chaque fille et vous?

ENTRE LES APPRENTIS ET LE CYBER HARCELEMENT

Il y a quelques années passées, il fallait croire que le cyber harcèlement ne touche que les personnes et précisément les jeunes instruit. Dans plusieurs sensibilisations et formations sur le cyber harcèlement, les jeunes apprentis sont souvent oubliés. Ce qui semble tout à faire normal. Cette fois ci avec la campagne « aux filles l’égalité », le Conseil Consultatif des jeunes de l’Atlantique et du Littoral en Collaboration avec Plan international tourne vers les jeunes déscolarisés ou en formation afin d’aborder la question sur le cyber harcèlement. Les apprentis,  Filles ou garçons ont eu droit à une conférence en ligne portant sur  le cyber harcèlement.

Avec Miguele HOUETO, juriste et consultante en droits humains, la communication a été très  participative

Qu’est-ce que  le cyber harcèlement?

Le cyber harcèlement ou le harcèlement en ligne est cette forme d’harcèlement que subissent les personnes physique ou morale via internet (sur un réseau social, un forum, un jeu vidéo multi-joueurs, un blog…).

Elle se manifeste très souvent par des propos en commentaires d’internautes, des vidéos, des montages d’images, des messages sur des forums mais aussi des messages sexistes.

Pourquoi le cyber harcèlement avec des jeunes apprentis et déscolarisés ?

Apprentis ou déscolarisés, ce statut ne prive  pas les jeunes de leurs rêves et objectifs, ni de profiter des nouvelles offres ou l’évolution de l’internet de nos jours. Mais cet espace est-il sécuriser pour eux ?

En 2020, Plan International a procédé à un sondage sur la sécurité en ligne.
50 % des filles interrogées ont subi des actes de harcèlement en ligne,

24%, environs une fille sur quatre, qui ont subi le harcèlement en ligne se sentent en danger physiquement, 42% perdent leurs estime en soi, 42% se sentent stressées mentalement ou émotionnellement et 18% ont des difficultés.

Parmi ces filles, se trouvent des filles déscolarisées, qui sont en apprentissage et qui ont aussi besoin de savoir quoi faire face à des situations pareilles. Une raison de plus pour penser à ces jeunes qui ne sont plus dans le milieu scolaire ni urbaines mais qui doivent faire face aux mêmes violences.

Pourquoi accorder de tels espaces à des jeunes garçons sur une campagne qui a au cœur  les filles ?

 D’un côté La campagne aux filles lancée par Plan international depuis 2018, porte en effet au cœur l’égalité des filles mais elle ne mets pas de côté les jeunes garçons. Les garçons sur cette campagne sont considérés comme des alliées des filles et sont  donc entre autres comme une cible secondaire.

De l’autre côté, les garçons sont souvent les acteurs des harcèlements en ligne.

Miguèle HOUETO n’a donc pas manqué de montrer pourquoi, il est d’une importance de mettre fin aux harcèlements en ligne t les lois qui punissent les acteurs de tels actes.

Aux filles, elle a montré l’importance  de ne point garder le silence sur de tel acte, de dénoncer et demander de l’aide si l’on n’est plus en mesure d’y résister

Lancement du forum : Un espace sûr pour tout ce qui concerne le sexe et la contraception

http://FindMyMethod.org, un site Web de sensibilisation à la contraception, espère créer une communauté où les gens peuvent discuter librement de la santé sexuelle et reproductive.

Lieu: Dans le but de normaliser les discussions sur le sexe et d’aider les femmes à naviguer et à accéder à la contraception,http://FindMyMethod.org (FMM) – un site Web d’information sur la sexualité sans risque – a lancé un forum en ligne sur son site Web.

«L’idée est de faciliter l’accès à des informations complètes sur le sexe, la contraception et la sexualité dans un espace sûr, fiable et sans préjugés», déclare Cecilia Gonzalez, responsable du programme de FMM. «La pandémie COVID-19 a révélé d’énormes lacunes dans l’accès aux contraceptifs et aux services de santé sexuelle dans de nombreux pays, rendant les espaces numériques où des informations claires sont fournies encore plus critiques que jamais.

Dans le but de créer une communauté mondiale diversifiée, le forum dispose de compartiments régionaux / nationaux telles que l’Inde, le Nigeria et le Mexique pour des discussions spécifiques au contexte, où les utilisateurs peuvent discuter dans leur langue locale. L’inscription est simple et rapide et les utilisateurs ont la possibilité de rester anonymes s’ils le souhaitent. La plateforme est hautement accessible et facile à utiliser avec des sujets bien organisés en catégories et balises et une interface équipée de fonctionnalités telles que la réponse, le vote pour et le partage.

«Les jeunes femmes se sentent souvent stigmatisées en demandant des informations sur la contraception et le sexe – sans parler des «sujets tabous», tels que le plaisir sexuel ou l’avortement», déclare Tisha Gopalakrishnan, directrice de l’organisation mère de FMM, Woman First Digital (WFD). «Dans ces contextes restrictifs, Internet est une excellente ressource mais est souvent remplie de désinformation, c’est pourquoi nous avons créé un site Web afin que les femmes puissent accéder aux informations qu’elles désirent à partir d’une source fiable.»

Avec un paysage numérique plein d’options pour se connecter et partager, Gonzalez ajoute que le forum sera un endroit où les gens pourront parler de quelque chose dont ils ne discuteraient normalement pas sur les réseaux sociaux – leur vie sexuelle – «Pour des sujets intimes comme celui-ci, les femmes cherchent généralement un espace sûr et une personne de confiance. Le forum fournira cet espace. »

Gopalakrishnan est d’accord avec elles, en disant que le forum offre aux utilisateurs une plateforme pour avoir des discussions ouvertes. « Une des grandes craintes de nombreuses femmes à propos de la contraception concerne les effets secondaires qui y sont souvent associés, ou les médecins ou les établissements auxquels elles peuvent s’adresser dans leur ville pour obtenir des conseils et des services de contraception de qualité et sans jugement. Le forum vise à offrir une plateforme pour ce type d’engagement entre pairs et de partage de connaissances sur les expériences des femmes en matière de contraception, ainsi que sur les produits et les fournisseurs de leur pays dont elles peuvent se porter garantes. Et dans le contexte qui met l’accent sur leur droit à des relations sexuelles agréables », dit-elle.

Le Directeur de programme chez DKT International Nigeria – une organisation travaillant pour le planning familial et la prévention du VIH – Nirdesh Tuladhar a déclaré qu’un forum qui permet aux gens de poster leurs questions aidera des millions d’individus dans leur santé sexuelle. « C’est une merveilleuse initiative pour normaliser le dialogue entre la contraception, le sexe et le plaisir. Non seulement elle fournit d’excellentes informations sur l’accès aux contraceptifs par pays, mais elle permet aussi de s’engager. Cela me semble crucial. Un forum interactif vers lequel on peut se tourner pour obtenir des réponses sans craindre d’être jugé ou gêné », conclut-il.

Lien vers le forum:

http://forum.findmymethod.org
Pour plus d’information veuillez contacter: Ferya Ilyas –

ferya@womenfirstdigital.org

BIOGRA’FILLE: Hélèna CAPO-CHICHI, de la timidité à l’activisme.

Avatar de Chamma GbehaCHAMMAHELP4DEV

Helloooo !

Dernièrement votre blog était presque inactif. Mais bonne nouvelle, nous sommes de retour avec une nouvelle rubrique qui ne vous laissera pas indifférent.

Nouvelle rubrique sur votre blog chammahelp4dev

Cette rubrique vous permettra de découvrir à chaque article, l’histoire d’une femme.

Nous pensons que les femmes méritent d’être promues et encouragées. Nous pensons que les histoires qu’elles portent peuvent inspirer et donner de la confiance. Nous pensons qu’elles ont le droit de se raconter, de dire leur version selon leurs propres mots. Nous avons besoin d’entendre du positif sur les femmes.

BIOGRA’FILLE de ce jour roule roule et tombe surHélèna CAPO-CHICHI.

Photo de Hélèna CAPO-CHICHI (2020)

Nom, Prénoms, Ethnie?

Je suis Enongandé Myrriam Hélèna CAPO-CHICHI, épouse CHOUBADE. Je suis de l’ethnie Mahi, originaire de SAVALOU, dans le département des Collines au Bénin. C’est un honneur pour moi de partager à travers cette opportunité, mon expérience  pour…

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Ma double protection

Savez-vous que parmi les méthodes contraceptives, il en existe qui vous assure une double protection ?
Eh bien oui


Qu’est-ce qu’une méthode contraceptive ?
Les méthodes contraceptives sont les voies et moyens utilisés pour prévenir une grossesse ou pour espacer les naissances. En d’autre thème, avec les méthodes contraceptives, chaque personne ou chaque couple le nombre d’enfant voulu et quand voulu.


Il existe deux types de méthodes contraceptives : les méthodes modernes (calendrier, température, colliers etc.) et celles traditionnelles (hormonales et non hormonales : pilules, injectables, préservatifs etc.)


Quand parlons-nous de double protection ?


Les méthodes contraceptives comme dit ci-dessus sont utilisées pour prévenir les grossesses et espacer les naissances.
Il faut parler de double protection lorsqu’au-delà cette capacité de prévention et d’espacement les grossesses, une méthode assure une autre fonction en santé sexuelle et reproductive en générale et particulièrement protège contre les infections sexuellement transmissibles.


Quelle méthode pour une double protection ?
Parmi les méthodes contraceptives modernes non hormonales nous avons les préservatifs qui assurent une double protection.


Ils protègent contre les infections sexuellement transmissibles et assure la prévention des grossesses et l’espacement des naissances.
Aussi, pour une option portée sur le préservatif, il y a une possibilité de porter un choix sur d’autres méthodes de contraception.


Il existe deux formes de préservatifs : le fémidon ou préservatif féminin et le comdon ou préservatif masculin.
ATTENTION !!
Le préservatif n’est efficace que lorsqu’il est bien porté et n’a point atteint la date de péremption.
Comment porter donc le préservatif ?
Port du préservatif masculin

  • Vérifier la date d’expiration avant d’ouvrir avec délicatesse l’emballage du préservatif
  • Ne pas l’ouvrir avec un objet tranchant ou la dent
  • Ouvrir à partir de la partie en dent de scie
  • Tenir le préservatif dans le bon sens et tenir son bout avec une main
  • Dérouler le préservatif jusqu’à la base du pénis avec l’autre main
  • Après éjaculation, tenir le bord du préservatif et retirer le pénis avant qu’il ne redevienne mou
  • Enlever le préservatif en le faisant glisser sans rependre le liquide qu’il contient
  • Faire un nœud du préservatif utilisé, le jeter dans une poubelle, l’enterrer ou le bruler

Port du préservatif féminin

  • Mettez-vous dans une position confortable (couchée, accroupie ou debout avec un pied posé sur une chaise …)
  • Ouvrez la pochette du préservatif à l’endroit où se trouve la flèche et sortez le préservatif de son emballage
  • Assurez-vous que l’anneau interne se trouve au fond du préservatif
  • Tenez le préservatif par cet anneau en le pressant entre le pousse et l’index de manière à lui donner la forme d’un 8
  • Sans le relâcher, insérez l’anneau dans le vagin et pouvez le aussi loin que possible
  • Placez ensuite l’index à l’intérieur du préservatif et enfoncez-le jusqu’au fond du vagin en poussant sur l’anneau interne
  • Lorsque le préservatif est en place, l’anneau externe doit se trouver à l’extérieur du vagin
  • Pendant le rapport sexuel, assurez-vous que le pénis de votre partenaire masculin pénètre effectivement dans le préservatif et non à coté
  • Après le rapport sexuel, il faut torde l’anneau externe pour empêcher le sperme de sortir
  • Retirez doucement le préservatif, le remettre dans son emballage et le jeter dans la poubelle ou enterrer

Un seul rapport sexuel non protéger suffit pour avoir une grossesse non désirée et pour contracter une infection. Mais avec une double protection l’on peut échapper à cela

Découvrez et apprenez beaucoup plus sur les méthodes contraceptive ici https://findmymethod.org

Programme de stage Young At Heart, L’ABPF plus que jamais centrer sur les jeunes

L’Association Béninoise pour la Promotion de la Famille offre une opportunité de stage aux jeunes du MAJ aux travers du programme Young At Heart

Young At Heart
Young At Heart

Connaissez-vous le programme Young At Heart ?

Inspiré du programme régional de stage de l’IPPFRA conduit au Bénin par Kifayath TOKO CHABI, jeune du MAJ Bénin et qui a eu pour objectif de faire passer les jeunes du statut cible à celui de partenaire, le programme Young At Heart vise à contribuer à un processus de transformation en travaillant avec les jeunes eux-mêmes. Il a pour but de mettre les jeunes à tous les niveaux de l’organisation afin de promouvoir l’innovation et capacités les jeunes à contribuer au processus de transformation de l’ABPF qui se veut plus centrer sur les jeunes.  Cela implique : – la remise en question des approches de programmation qui privilégient les programmes et projets qui autonomisent les jeunes afin de leur permettre d’influencer toutes les décisions qui les touchent et les affectent. – Les adultes sont disposés à adopter une approche non interventionniste et créer un espace où les jeunes sentent qu’on leur fait confiance, où ils sont libres d’agir et recueillir des conseils et avis à chaque fois qu’ils en ont besoin. – Mettre en œuvre une approche plus systématique dans les programmes de l’Association qui lie les stratégies, les services et promotion et en même temps place les jeunes au centre pour leur permettre de participer de manière constructive au processus à tous les niveaux de la gouvernance organisationnelle, la prise des décisions, la planification, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation des projets et programmes. Combien de jeunes pour cette 1ère édition ?Pour la première édition, 45 jeunes du mouvement d’action de Jeunes ont été recruter pour une période de stage et réparti dans toutes les coordinations de l’ABPF et au siège national de l’ABPF. Ces jeunes passent donc du statut de pair éducateur à celui de jeune Coach pour certains et des sigistes juniors pour d’autres selon la spécialité.

Tee-shirt Programme YAH
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Un homme, une mission des moyens n’est-ce pas ?Pour permettre donc à ces jeunes de réussir leur stage dans le compte de cette première édition, les jeunes stagiaires recrutent au programme Young At Heart de l’ABPF a eu droit du 18 au 20 juin 2020 a participé à un atelier d’orientation à Bohicon afin de mieux s’imprégner de leur cahier des charges afin de travailler à l’atteinte des objectifs du programme. Ces jeunes seront-ils à la hauteur des attentes ? Rendez-vous dans quelques mois pour l’évaluation.

Stagiaires Young At Heart

l’implication des filles dans les instances de prise de décision, une affaire de Tous

bonjour

 Un jour, pendant une séance de sensibilisation dans une école j’ai trouvé une fille très intelligente et attentive qui m’a beaucoup impressionné. Mais à la fin de la séance j’ai été surprise par la réponse de cette fille quand j’ai demandé à chaque élève leurs rêves et qui ils pensent devenir quand ils seront adulte.

  • Tata, je ne sais exactement pas encore celle que je serai quand je serai adulte.
  • Tu n’as jamais pensé à ça ?
  • Oui, je voulais être une avocate et après tout être une politique, mon rêve était d’être un jour l’une des grands décideurs de mon pays. Mais le soir où j’ai dévoiler ceci à la famille, La réaction de tous fut « humm, d’où sort tu ça ? j’espère que tu ne me parle pas de la politique ; ces domaines sont faits pour les hommes. Tu ne trouveras pas de mari si tu te lance dans cette aventure, ; d’ailleurs, tu feras une bonne secrétaire … ». Et depuis ce jour, je ne sais plus quoi choisir, et de quoi rêver.

Seuls les hommes doivent continuer par diriger et prendre les grandes décisions y compris celles concernant les filles et femmes ?

Je ne crois pas. Je crois plutôt que nous devons encourager nos filles, femmes, mères et sœur à rêver grand et à faire ces métiers dit d’hommes. D’ailleurs il n’y a aucun métier ni domaines réservé à un type de sexe donné.  C’est la société qui a attribué les métiers selon ce qu’elle pense mais n’oublions pas que nous formons la société. Nous pouvons donc si nous décidons de changer les choses, les rendre possible.

Nous formons tous la société et devons tous travailler de la même façon, filles comme garçon pour la développer. Aujourd’hui, nous irons à la découverte d’une femme inspirante du Bénin, seule conseillère dans le conseil communal de DOGBO.

Voulez-vous la connaitre ?

 Mariée et mère de deux enfants, Annie Paulette KEMBO est Restauratrice de formation et de profession, présidente de l’association FAME (Femme Autonome, Mère Épanouie) et conseillère communale dans la communee

elle nous donne son avis sur l’implication des filles dans les instance de prise de décision en nous racontant l’histoire de sa carrière politique :

« Mon parcours politique à commencer en 2015, quand des jeunes de ma commune ont vu en moi un potentiel à travers mes actions dans la commune et m’ont proposé d’être leurs représentant au niveau du conseil communal. Chose que je n’ai pas accepté au début mais que mon époux a approuvé et m’a encouragé à accepter.

Ma condition au début était l’approbation de mon Mari, qui n’a mener aucun effort à donner son accord et qui m’a encouragé à entrer en politique.  Mais, êtreune femme et souvent seule dans le conseil communal, sonne un peu mal parfois et les gens ne le voit pas comme un effort de la personne et croient qu’en tant que femme vous ne méritez pas ce poste. Mais avec le conseil communal sortant, ce n’était pas mal. Je reconnais le soutient du Maire sortant, qui n’a jamais manqué de m’encourager et de me soutenir. Mais, toutefois, ça n’a jamais été facile.

Être focus, sur mon objectif qui est de porter la voix des femmes et des jeunes et de participer à la prise des décisions les concernant m’amène à employer le plus souvent mon côté femme mais aussi mon côté autoritaire quand il s’agit de prendre des décisions. Le coté femme qui vient avec douceur et l’autre coté qui me permet de ne point abandonné, de montrer la pertinence de mes idées et de ne point laisser passer là-dessus.

 Je crois que si nous devons changer les choses et assurer un avenir meilleur à nos enfants (filles comme garçons), ça doit avant tout commencer par l’implication de tous sans distinction de sexe à la chose.

Pour certains une fille qui se veut d’être une bonne femme au foyer ne doit pas faire carrière en politique car elle ne peut concilier politique et responsabilité familial. Mais Je pense que si j’arrive à concilier tout,c’est d’abord grâce à mon mari qui ne cesse de me soutenir. Ma famille qui m’accompagne et qui veille sur les enfants quand il s’agit des voyages. Chaque fois que je peux, je ne manque en aucun cas d’assumer mes responsabilités envers ma famille et mon cher époux. Mes enfants ne manquent donc pas d’éducations. Mon coach N°1, mon mari a toujours été là pour moi. Dans la majeure partie, l’appui financier que j’ai pour les activités de mon association et pour les actions dans la commune vient de lui. Il est arrivé même des fois qu’il voyage avec moi pour me porter son soutien.  Il n’y a aucune décision qui a été prise sans ma présence. Les grandes décisions sont souvent prises tard dans la nuit dit-on, mais pas sans moi ; et tout ceci grâce à mon époux. Je crois que c’est ce que devrais faire chaque mari, chaque parents et chaque frère.

 Soutenir, encourager et porter haut nos filles, femmes, mères et sœurs fait partir des piliers du changement que nous souhaitons pour ce monde.  Nos filles ont des potentiels et ont besoins de les développer.  Les filles, les femmes font mieux ce que l’homme fait que l’homme. Il n’y a pas d’instance de prise de décision pour les hommes, c’est plutôt la société qui à forger la mentalité des gens par rapport à cela. Les filles et femmes savent mieux au contraire ce qui est mieux pour la société.les jeunes de ma commune, ma famille et- mon époux ont cru en ma capacité de changer les choses.

Aujourd’hui, au bénin, nous n’avons que 4 femmes maires. Mon crédo, c’est de voir beaucoup plus de filles en politique et nous sommes nombreuses à nous battre jour et nuit pour donner une autre image des femmes de ma commune, du bénin et du monde entier. Nous ne nous arrêterons pas tant que l’objectif ne sera pas atteint.

Si vous êtes fille /femmes et aspirez faire carrière dans la politique, je vous encourage et gooo. C’est juste un bon et digne choix. Nous avons besoin de vous.

Je crois en la fille et je crois en la femme. Je crois aussi que femme, homme, fille ou garçon, nous sommes tous des alliés. »

Et vous, que pensez-vous de l’implication des filles et femmes dans les instances de prises de décisions ?

Êtes-vous désormais prêt à nous soutenir et accompagner ?

j’ai décidé de parler

Hello les amis !

Aujourd’hui nous irons à la découverte de Ayaba, une femme de 28ans. Elle nous raconte son histoire. Bonne lecture à vous

« Fille unique de mes parents, je les ai perdus à 9ans dans un accident et à deux semaine de mon certificat d’étude primaire. La famille a donc décidé que je rejoigne mon oncle Codjo, marié et père de 3 enfants.

Au début, tout allait bien jusqu’au jour où j’ai fêté mon 11ème anniversaire. Ce soir-là, après le dîner, je me suis retirer pour dormir quand j’ai entendu mon oncle me demander de ne pas fermer ma porte. Mais à 3h du matin, j’ai été réveillé par la présence d’une personne dans mon lit.  À ma grande surprise c’était mon oncle qui était déjà nu et qui montait sur moi.

  • Tonton… ??? qu’est-ce que vous faites dans mon lit ??
  • Chrrrr …. Tais-toi, je veux juste faire de toi une femme. Ça ne te feras pas mal et si tu cris, tu te retrouves dans la rue… N’oublies surtout pas que je suis le seul dans la famille à t’accepter dans ma maison.

 Il me déshabilla avec une main et l’autre sur ma bouche. J’ai essayé de me défendre de toutes mes forces mais en vain.  Je ne sais exactement pas le nombre de minutes, des secondes ou d’heure passé sous lui mais c’était pour moi un enfer et de mes yeux sortaient une rivière de pleure.

Après son forfait, il me menaça encore de me mettre à la rue et de me rendre la vie compliquée si j’en parlait à qui que ce soit.  Ce fut le début d’une série de rapports sexuelle non consentir avec mon oncle.

Des nuits sans sommeils, une vie remplir de peur, de traumatisme et de haine.  C’était devenu pour lui une obsession et un plaisir de me voir pleurer pendant ces moments. Par peur d’être rejeté par la famille et d’être traité de menteuse, j’ai gardé le silence pendant longtemps. 5 années de viol et de souffrance psychologique mais aussi deux expériences d’avortement clandestins avec la complicité de sa femme. 

Je n’en pouvais plus, j’arrivais plus à supporter qu’on me prive de mon adolescence, de vivre cet enfer.  C’est ainsi qu’un jour, j’ai décidé de briser le silence et de mettre fin à ce cauchemar. Aujourd’hui, je n’arrive plus à concevoir à cause de ses avortements mais je suis quand même heureuse de mettre libérer de ses griffes et de les voir payer pour leurs actes.

Je serai peut-être mère aujourd’hui si j’avais parlé plus tôt. C’est mon histoire »

Comme ayaba, elles sont nombreuses ces filles victimes de viol, mais réduites au silence. Que leurs prédateurs soient des proches ou inconnu, affaiblit par l’acte, elles ont aussi peur d’être traité de tous les noms et d’être humilier par la société. C’est ainsi qu’elles décident de garder le silence. Aujourd’hui encore avec la crise sanitaire que traverse le monde, les cas de violences ont augmentés. Les filles doivent passer leurs journées dans les mêmes espaces que leurs prédateurs qui sont souvent même des proches. Elles sont réduites à des objets sexuelles et au silence. Elles n’osent pas dénoncer parce qu’elles savent que le règlement à l’amiable donnera plus de forces aux bourreaux.

(histoire fictive)

Aujourd’hui, je porte leurs voix, par cette histoire elles lancent leurs cris de détresses et dénoncent.

Chers Gouvernements

Il est temps de respecter les décisions et lois qui nous protègent, qui punissent les acteurs de viols. Donnez la chance à chaque victime d’être écouté sans être humilier et stigmatiser. Que les enquêtes aboutissent à des fins concrètes et que les acteurs soient punis sans un règlement à l’amiable. Nous ne voulons plus uniquement des décisions signées sur les papiers, les congrès, les conférences mais aussi des actions concrètes qui nous mettent en sécurité et qui nous garantissent un avenir meilleur.

  Chers activistes, organisations non gouvernementales et féministes

Cette lutte vous concerne aussi. Nous reconnaissons vos efforts pour cette cause mais comme le dit-on, tant qu’il reste à faire, rien n’est encore fait. Les victimes ont beaucoup plus besoin de vous à leurs côtés, de votre soutient et de vos voix.

Chers amis amoureux de la plume et influenceurs

Imaginez l’impacts et le changement que nous aurons si chacun décidait de passer une minute à dénoncer, à plaider et à soutenir nos victimes ? ne rester donc pas en marge de cette lutte.

 Chers victimes

Il n’y rien qui puisse vous libérer de ces cauchemars que de briser le silence. C’est le premier pas qui vous libère et qui permet aux acteurs de changement de se mettre de vos côtés et porter haut votre voix. Ne laisser donc plus les actes d’un bourreau vous ruiner et vous arracher votre joie de vivre. Dénoncer déjà dès les premiers signes vous permettra aussi d’être en sécurité. ne gardez plus de silence si vous ne voulez plus être victimes, si vous ne voulez plus voir d’autres filles victimes.

L’égalité pour les filles c’est aussi, les protéger contre tous ces pervers porter leurs voix et assurer un avenir meilleur pour nos filles.

Que nous soyons acteurs de changement ou simples citoyens, cette lutte nous concernent. Ne soyons plus complices des actes de viols et soutenons les victimes quand elles décident de parler.

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